Ce GPS si utile aussi sur le bateau...
lundi 06.02.2012, 05:31 - La Voix des Sports
| LE FEUILLETON Dans le sillage des kayakistes |
Alors que les kayakistes régionaux (Marie Delattre, Mathieu Goubel, Thomas Simart, Maxime Beaumont, Mathieu Beugnet et William Tchamba) ont entamé depuis le début de semaine dernière un stage au Maroc, jetons un oeil sur une partie méconnue de leur entraînement, et un allié que l'on attend peut-être pas à ce niveau : le GPS !
L'utilisation du GPS dans le sport de haut niveau est de plus en plus répandue.La société Perfinsport, basée à Liévin et spécialisée dans la performance sportive, a obtenu l'exclusivité de distribution d'un brevet australien, le GPsport. Carlo Ancelotti vient par exemple d'en commander plusieurs pour le Paris SG. Et si le coach italien connaît déjà bien le produit, Perfinsport ira bientôt former le staff du club brésilien de Belo Horizonte. Alexandre Marles, le fondateur de Perfinsport, sera d'ailleurs dans le staff de Laurent Blanc à l'Euro 2012, avec une casquette de « Monsieur GPS ».
L'utilisation de ce dernier est désormais incontournable dans les sports collectifs, mais aussi en cyclisme, dans l'entraînement des chevaux de course, et donc le canoë-kayak.
Mouvements parasites
Les kayakistes régionaux, et notamment le club de Saint-Laurent Blangy, collaborent depuis quelques temps avec Mathieu Defontaine, de Perfinsport. « Cela fait six mois qu'on les suit, note Mathieu. C'est Anthony Soyez qui est à l'origine de cette collaboration. Pour nous, c'est une vraie opportunité de tester le produit sur une nouvelle discipline. Sur ce sport, je partais de zéro. Je ne connaissais même pas la différence entre le canoë et le kayak ! ».
Interactivité
Alors, à quoi sert-il ce GPS ? « On analyse les performances, les mouvements parasites des bateaux, les fréquences de ramage. » Pour le kayak, il y a même deux appareils : « On couple le GPS avec un accéléromètre. On filme toutes les séances et on essaie de standardiser les positions. On étudie le comportement de l'athlète quand le bateau ralentit. Le but, notamment sur un 200m, c'est de ralentir le moins possible ! » Cette collaboration est pour Mathieu une vraie découverte sportive et humaine : « J'ai l'impression d'apprendre plus d'eux que le contraire.
Ils sont tellement à l'écoute. C'est un échange vraiment très riche. Il y a une interactivité staff/athlète que je n'ai jamais rencontrée. On les voit deux à trois fois par mois et c'est toujours un plaisir. Quand on prend un peu de recul, on se dit qu'on collabore là avec des gens d'une grande humilité, quand on pense au niveau exceptionnel qu'ils ont ».
Avec l'arrivée d'échéances importantes, d'autres séances vont avoir lieu. Et toujours plus précises : « On échange déjà beaucoup d'informations par mail. Quand ils étaient en Australie, on recevait des données. On peut d'ailleurs les recevoir quasi en temps réel avec un décalage de deux à trois secondes. Si on peut les aider à gagner les petits centièmes qui peuvent faire la différence aux Jeux, on ne va pas se priver ».
S. V.

























