Voeckler : « Je garde mon programme »
lundi 06.02.2012, 05:31 - La Voix des Sports
Héros du Tour 2011, Voeckler est lucide par rapport à l'édition 2012.
| LE TEMOIN |
Sa carrière et son goût de l'attaque lui conféraient déjà le statut de capitaine du vélo français. Mais l'Alsacien, qui aime surprendre son public, a fait fort en prenant la quatrième place du dernier Tour de France.
V Le Tour 2011 « Comme à Chartres, lorsque j'avais pris le maillot jaune en 2004, j'ai vécu sur un petit effet de surprise. Mais on ne m'a pas laissé sortir comme ça ! A Saint-Flour, j'avais moins de liberté ! La grande nouveauté, c'est d'avoir pu jouer le classement général. Et de passer la haute montagne avec les meilleurs. » V Encore plus d'attentes ?
« La pression ne me dérange pas. J'y suis habitué. Je suis surpris de progresser autant après 30 ans. Chaque année est meilleure que la précédente. Je ne veux surtout pas m'étalonner par rapport à 2011. C'était exceptionnel. Ce serait le meilleur moyen de se planter. » V Un coureur différent ?
« Je ne changerai rien à ma façon de courir. C'est la compétition que j'aime dans le vélo. Je garde mon programme habituel. Et ma conception de la course.
Les stages ? Pas pour moi ! Je n'ai même pas eu cette réflexion pour préparer le prochain Tour. A 25 ans, j'aurais peut-être eu un discours différent. » V Et avec Pierre Rolland ?
« J'aurai 33 ans en juin (le 22). Je suis le présent. Il représente le présent et l'avenir. On verra selon les circonstances de course. Mais si c'est pour jouer la douzième place du général, je préfère me mettre entièrement à son service. Il ne peut pas y avoir de problème entre nous. La médiatisation ne changera rien. Le podium du Tour semble inaccessible pour moi, à cause des chronos individuels (90 km au total). » V Et la santé ?
« De plus en plus de coureurs font leur métier de manière honnête. Je suis pour la localisation, qui a permis d'effacer quelques tricheurs. Et je suis en faveur des contrôles inopinés. Leur suppression impliquerait un retour en arrière. Là-dessus, il faut rester vigilant. »
RECUEILLIS PAR FREDERIC RETSIN
PHOTO AFP

























