Hier soir, Alain Bernard et Laure Manaudou ont repris respectivement le chemin d'Antibes et de Mulhouse pour débuter leur préparation olympique. Les deux stars de la natation française ont quitté les eaux dunkerquoises soulagées après quelques frayeurs.
Ils étaient attendus, épiés. Alain Bernard, recordman du monde du 100 mètres nage libre, avait d'ailleurs vu très clair en entamant sa compétition : « C'est simple, je joue ma carrière à Dunkerque ! » L'Antibois avait perçu l'enjeu mais il n'avait peut-être pas imaginé une telle tension. Et si le roi du sprint a atteint ses objectifs (il est qualifié sur 50 m, 100 m et 4 x 100 m nage libre), ce ne fut pas sans douleur : « Je n'ai jamais ressenti un tel stress, avouait-il après coup. C'était limite paralysant. L'enjeu était si énorme. Sur chaque course, j'ai été un peu submergé par l'émotion ». Il aurait pu le payer cher sur le 50 mètres (deuxième derrière Leveaux, il ne devance Bousquet que de trois centièmes), mais il avoue aujourd'hui avoir appris énormément : « Ce fut la compétition la plus dure de ma carrière, je sais que cela va me servir aux Jeux ». Son coach, Denis Auguin, ne dit pas le contraire : « Je travaille avec Alain depuis huit ans et c'est sans doute la semaine la plus instructive de toutes. Je suis fier de lui, le contexte était compliqué. On peut avoir des regrets sur les chronos car il était en grande forme mais il a été solide ».
L'autre star de la natation hexagonale, Laure Manaudou, s'est montrée encore plus fragile. Personne n'a oublié ses larmes après sa défaite sur 400 mètres, même si elle est qualifiée sur la distance. « Que dire, quand je suis montée sur le plot, je savais déjà que j'allais perdre. Je doutais de moi, des autres, des combinaisons. » La championne olympique avait déjà perdu avant de nager. Elle l'a mal vécu, « J'ai pleuré jusqu'au lendemain midi », mais se sent aujourd'hui soulagée : « Voilà, je ne suis plus la meilleure sur 400 m. Cette invincibilité, c'était devenu pénible, à chaque fois que je plongeais, il fallait faire un temps énorme. Là, on va me laisser tranquille... » Cette pression était si forte que la Mulhousienne se dit même « lassée » par le crawl, préférant le dos, et notamment le 200 m, qu'elle découvre encore.
Le plus dur est passé...
Surtout, les deux champions, à la demande d'Alain Bernard, ont pris un long moment pour débriefer et partager leurs points de vue. Plus expérimentée, Laure Manaudou sait que le plus dur est passé, que les Jeux se vivront autrement : « On sera entre nous, un peu dans notre bulle. On sera aussi loin de la France, des journaux et des télés. On ne ressentira pas du tout la pression de la même façon. Je ne dirai jamais que c'est plus facile de gagner une médaille aux Jeux que de gagner un championnat de France, mais c'est clair que cela ne se vit pas de la même manière ». À quasiment cent jours des Jeux, les deux champions vont prendre quelques jours de vacances avant de replonger vers un destin que l'on espère doré !
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kalougo88 : bonne chance à CHICO sous ses nvlles couleurs...
robert59 : Pourquoi à Lens, le chant "Chelle, Chelle, Ch'est...
brunel : nous avons une pensees pour david et sa famille nous...
Monnier J-M : Assidu supporter de la tribune de fer, je suis très...
rico62 : courage davidune pensée pour toi ainsi que pour ta...
Louise : Je ne suis pas vraiment le football mais ce genre de...
benzemaronaldo : Je souhaite a David Sommeil un promp retablissement...
Pietaster : Bon rétablissement à David. J'espère qu'il...
robert59 : Heureusement que le Racing va faire jouer ses jeunes...
fab : Juste pour souhaité un trés bon rétablissement a David...