Le Racing face à la rumeur persistante de son rachat par un fonds de pension
mardi 14.02.2012, 05:34 - PIERRE DIÉVAL
Gervais Martel travaille sur le dossier de reprise du RCL. - PHOTO DELPHINE PINEAU
| LENS |
Gervais Martel n'a jamais caché que son intention était bien, au-delà d'une reprise potentielle du Racing par un investisseur lui permettant notamment de retrouver personnellement une liberté de manoeuvre, de pérenniser le club, de le doter d'un vrai socle.
« Je ne cherche pas simplement à remplacer Paul par Jacques, ce serait idiot de ma part », rappelle le président lensois. Ce dernier dispose, par rapport à l'emprise financière actuelle du Crédit Agricole, actionnaire majoritaire à hauteur de 61,10 % (capital auquel il faut ajouter les 8,90 % détenus par Nord Capital Investissement, une filiale d'investissement du CA), d'un délai courant jusqu'au 30 juin 2012 pour racheter les actions à leur prix d'acquisition, soit environ 8 millions d'euros plus les taxes.
Face à la rumeur d'une opération imminente - orchestrée par un fonds de pension américain, par exemple (la tendance la plus sérieuse à ce jour) -, Gervais Martel est catégorique : « C'est une connerie. S'il y avait quelque chose, je serais quand même au courant, non ? C'est un truc de "com".
Cette info n'est pas estampillée RC Lens ! » Le patron du Racing admet cependant que le dossier de reprise du RCL ne relève pas de l'illusoire et reconnaît « travailler là-dessus depuis un moment ». « Mais rien ne va bouger avant au moins un mois » précise-t-il. « Nous sommes devant plusieurs problématiques essentielles : le stade, la trésorerie, l'équilibre de l'équipe. Soyons clairs : pour bâtir quelque chose, il faut du fric ! » Quant à l'option d'un fonds de pension étranger s'investissant comme l'avait fait en son temps Colony Capital au PSG, il confirme l'existence d'une connexion : « Oui, j'ai deux ou trois contacts. Ce n'est pas complètement idiot de penser à ça... Il y a effectivement des Américains qui regardent notre dossier. »





















