Yohan Démont : « Valenciennes a mis dix ans à se relever après l'affaire VA OM »
mercredi 15.02.2012, 11:43 - La Voix des Sports
Yohan Démont ne lâche rien. - PHOTO DELPHINE PINEAU
Yohan Démont sait que son équipe vit des moments difficiles. Mais le capitaine lensois croit en un avenir plus souriant au RC Lens.
- Yohan Démont, était-ce perturbant de ne pas jouer à Boulogne ?
« Non, parce qu'on a été prévenus jeudi qu'on n'allait pas jouer. On a su l'anticiper. C'est plus embêtant quand il y a un déplacement et qu'on est prévenus au dernier moment. On a réadapté notre planning d'entraînement. On a aussi disputé un match amical intéressant, samedi matin, face à Calais (5-0). »
- En 2012, Lens n'a pas perdu. Est-ce important ?
« En championnat, on n'a pas perdu mais on aurait aimé gagner un peu plus. Ne pas perdre, c'est bien. Mais sans gagner, on n'avance pas ».
- Comment abordez-vous ce match à Angers ?
« J'ai le souvenir d'un match aller où on avait une bonne équipe en face de nous. Angers a un bel équilibre. Cette équipe a gardé aussi cette manière de jouer qui caractérise Jean-Louis Garcia. Ce sera un match compliqué car ils ne sont pas au mieux. Les équipes qui jouent contre Lens sont d'ailleurs toujours plus compliquées à jouer. »
- Comment expliquez-vous votre situation au classement ?
« Il manque un brin de réussite en plus. Face à Amiens, sur un terrain compliqué, on a quand même eu quelques situations. On a aussi réussi une bonne deuxième période. On est revenus au score et Amiens n'a plus été dangereux. On a l'occasion de gagner dans les arrêts de jeu. Si on le fait, l'ambiance autour de l'équipe est différente. En Ligue 2, beaucoup de matchs sont gagnés dans les arrêts de jeu. Nous, on ne sait pas le faire. On doit continuer de bosser. Et puis, on a eu trois ou quatre années compliquées. Ce n'est pas facile de se relever aussi vite. Regardez Valenciennes. Après l'affaire VA OM, il a fallu une dizaine d'années pour revoir le club au plus haut niveau. Tout ne se remet pas aussi vite qu'on l'aimerait. »
- Monaco a perdu contre Bastia. C'est une bonne nouvelle pour le maintien ou une mauvaise pour la montée ?
« Je regarde plutôt Bastia. Tout peut aller très vite mais on n'a plus beaucoup de temps. On a liquidé nos jokers. Mais la mission n'est pas impossible, même si elle est difficile. Si on fait une série rapidement, on peut se relancer. On doit faire une série pour finir au mieux cette saison ».
- Vous allez peut-être devoir finir cette saison en roues libres
« Je préfèrerai jouer un rôle jusqu'au bout. Si on doit la finir en roue libre, on le fera. »
- Est-ce facile d'être capitaine cette saison ?
« Capitaine, c'est toujours difficile. Mais cette équipe est facile à vivre. Je n'ai jamais dit que je ne voulais plus du brassard. On me l'a souvent donné pour me l'enlever derrière. Là, je le garde et c'est une belle reconnaissance de la part du coach. »
- Pensez-vous qu'on a pu être injustes avec vous ?
« Dès ma reprise ici, j'étais content de voir qu'il y avait un nouveau groupe. J'ai vite tourné la page. Je n'ai pas mérité autant de ressentiment que ça. Il faut savoir être jugé quand on joue au football. On n'avait pas beaucoup de résultats, j'ai eu une altercation avec Nenad (Kovacevic) puis je me suis cassé la main en frappant dans une porte »
- Comment voyez-vous votre avenir ?
« Il me reste un an de contrat. J'espère rester le plus longtemps possible. Après, on verra avec le président. On en a déjà un peu discuté. Rester dans le foot, ça me brancherait. Et le faire à Lens, ce serait le top. Entraîner les jeunes, ça pourrait être sympa. J'évite de penser que c'est bientôt la fin. J'essaie de profiter de tous ces instants, ceux du vestiaire. »




















