Le BCM et l'USDK grandiront-ils dans une salle de 10 000 places ?
jeudi 02.07.2009, 04:58 - La Voix des Sports
| DUNKERQUE |
Ce soir, les élus de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD) vont autoriser le président Michel Delebarre à rechercher les partenaires pour étudier la faisabilité du projet de construction d'une salle multi-usages de 10 000 places sur le territoire communautaire. Pour l'USDK et le BCM, les deux clubs phares du littoral et futurs résidents, c'est sans doute « la » décision qui peut ouvrir des perspectives réjouissantes.
PAR DIDIER DUPUIS
sports@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-CHARLES BAYON
> 10 000 places, n'est-ce pas trop ? - Jamais le BCM et l'USDK ne jouent à guichets fermés. Mais tous les clubs qui, ces dernières années, ont augmenté la jauge de leur salle en France et en Europe, ont pulvérisé leur nombre d'entrées. Très clairement, c'est la salle qui fait le monde et Michel Delebarre, porteur d'un projet qu'il avait inscrit dans sa profession de foi de l'élection municipale de 2008, n'entend sûrement pas se retrouver dans la peau du maire de Chambéry qui, à peine inaugurée, s'est aperçu que la nouvelle salle de 4 100 places dédiée au handball était déjà trop petite. La fréquentation a bondi de plus de 300 % ! Dans une étude commandée par la CUD, Sportfive insiste sur le potentiel de l'agglomération dunkerquoise. Les équipes existent, la volonté politique, dans une ville où le football de haut niveau s'est suicidé, aussi. Ne manque que l'outil....
Mais deux clubs résidents ne peuvent suffire à « amortir » un équipement aux coûts d'exploitation élevés. Gros concerts, séminaires, congrès, événementiel sportif type Coupe Davis, une grande salle de 10 000 places doit « vivre » au moins un jour sur trois pour justifier sa raison d'être et s'équilibrer financièrement. Ce qui, au-delà de l'investissement, posera clairement le mode de gestion.
> Quels avantages pour les clubs résidents ? - Sous perfusion publique par le biais des subventions, le BCM et l'USDK ne joueront un rôle sur la scène européenne que s'ils parviennent à générer des ressources propres. En plus de la hausse naturelle de la billetterie, les recettes parallèles (sponsors, buvette, restauration, produits dérivés etc.) seraient exponentielles. À défaut d'une grande salle, le BCM court à une mort lente et l'USDK à une dépendance presque totale (les deux tiers de son budget actuellement) des deniers publics, la part des recettes de matchs ne représentant que 9 % et le sponsoring 24 % !
> Comment financer un tel équipement ? - À plus de 4 000 euros le siège, l'investissement se chiffre à plus de 40 000 millions. Une somme importante qui ne doit pas impressionner le « chasseur de subventions » qu'est Michel Delebarre, qui doit également voir d'un oeil intéressé le naming entrer peu à peu dans les montages financiers des grands équipements sportifs. La pratique, payante en Allemagne depuis plusieurs années déjà, consiste à baptiser le futur équipement du nom d'un partenaire privé, en échange d'une participation financière conséquente, Ainsi, le futur MMArena du Mans doit son nom aux 13 millions d'euros injectés donnés par les MMA. Une ArcelorArena en vue à Dunkerque ?















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