Le BCM envoie un (nouveau) signal
lundi 16.01.2012, 05:31 - La Voix des Sports
Juby Johnson a inscrit le panier de la gagne pour le BCM, vendredi à Nancy.
| PRO A |
Il faut parfois un peu de chance dans une saison. Indice d'années où tout peut arriver, elle sourit souvent à ceux qui osent. La mi-saison ne sonnera que cette semaine, avec la fin de la phase aller, mais en détroussant sur le fil Nancy à Gentilly, territoire inviolé jusque-là en Pro A, et en l'expulsant de la tête, Gravelines-Dunkerque a martelé ses ambitions.
En 2012 comme en 2011, le BCM postule au titre. « Si on n'a pas l'ambition de gagner le titre avec une équipe comme celle-là, qu'on n'est même pas sûr de pouvoir garder l'an prochain, on ne l'aura jamais, reconnaît le directeur exécutif, Hervé Beddeleem. Mais il reste tellement de matchs difficiles, la venue de Paris, déjà samedi... » Sans doute, mais, battre le champion chez lui, c'est fait.
« Buzzer beater » C'est le point d'orgue d'un sommet très riche. Le BCM se souviendra longtemps du panier à trois points sur le gong, le « buzzer beater » de Juby Johnson, alors que Nancy avait eu la balle de la gagne en mains à 79-78. Spécialiste des patates chaudes, l'ailier américain a sauvé son équipe à quatre dixièmes de la fin. Comme à Orléans la saison passée et à Cholet la précédente. « Ça n'a pas duré longtemps, mais ce laps de temps est un vrai moment de bonheur », confesse Beddeleem.
Un match serré bien géré Capable de très belles séquences, le BCM n'a pas été constant en défense, ni dans la gestion de la balle. « On n'est pas au niveau défensif d'avant la trêve, constate le coach, Christian Monschau. Mais c'était aussi notre match de reprise contre une très grosse équipe, sans point faible, et avec un renfort de choix (King). » On retiendra toutefois que les Gravelinois ont su gérer un match serré, ce qui ne leur est pas arrivé souvent.
Habitués à martyriser leurs adversaires, ils ont cette fois été patients. « La sensation qu'on a intérieurement, narre Yannick Bokolo, c'est d'être à -20 car on a l'habitude d'avoir beaucoup d'avance ! Mais on se dit qu'il y aura toujours un match serré, que c'est le moment de le gagner, surtout celui-là qui était un gros match. Donc, on reste dans le match. Et, en basket, tout est possible... » D'abord un collectif Dans le dernier quart-temps, JK Edwards, Cyril Akpomedah, des deux côtés du terrain, et l'adresse à trois points retrouvée, ont permis aux Gravelinois de faire un casse. Mais sur la longueur, c'est toute une équipe qui s'est mise en branle, sans qu'un joueur ne domine, chacun ses moments, Pape Sy au début, Ludo Vaty ensuite, etc. Neuf marqueurs entre 4 et 12 points, une meilleure évaluation à 14, du boulot collectif.
Demain, le Valence de De Colo Le BCM entre dans une nouvelle phase à deux matchs par semaine, avec le début, demain, du Last 16 d'Eurocoupe, contre le Valence de Nando De Colo et Florent Piétrus. « Encore une grande affiche de basket à Sportica, se réjouit Hervé Beddeleem. Nando, c'est le ch'ti européen, c'est une aubaine de recevoir un joueur du Nord - Pas-de-Calais à ce niveau. » Mais pas question de regarder l'arrière arrageois jouer. Les ambitions du BCM le portent sur tous les fronts : « On veut terminer dans les deux premiers de la poule pour aller en quarts de finale. » Au moins, c'est dit.
A NANCY, SANDRINE ARRESTIER vds@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES J.-C. BAYON

























