Paris, sa ville, son club, son coach : Andrew Albicy a rendez-vous
samedi 21.01.2012, 05:38 - La Voix des Sports
Après la défaite contre Valence (63-69) Andrew Albicy s'en voulait: à vif, coupant, sentiment d'être passé à côté.
| BASKET-BALLPRO A : GRAVELINES - PARIS-LEVALLOIS ( |
C'est l'histoire de deux mecs. Ce soir, Andrew Albicy, jeune meneur (21 ans) du BCM coleader du championnat, et Christophe Denis, jeune coach du Paris-Levallois (36 ans), la bonne surprise de la saison, vont se retrouver face à face pour la première fois.
PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr PHOTO JEAN-CHARLES BAYON
« Andrew, je le connais depuis ses quatorze ans et demi. Je le considère comme un fils, même s'il n'aime pas trop que je dise ça.
» C'est comme un père adoptif, ajuste le Gravelinois, Parisien jusqu'en fin de saison dernière. J'ai eu Christophe trois ans en espoirs au centre de formation, puis comme assistant, puis comme coach. C'est lui qui m'a permis d'être là. Il sait comment je suis. Il est fier de moi comme un père le serait de l'homme qu'est devenu son fils, mais pour le basket. » > L'évolution d'Albicy. On se demandait comment, au sortir d'un Euro où il avait peu joué, le meneur se comporterait à la tête d'une grosse cylindrée, en quittant pour la première fois Paris, sa ville, son club de toujours. Il a levé les doutes illico. Constant, il tourne à 12,8 points, 4,6 passes, 2,1 interceptions et 2,6 rebonds par match. Seul bémol : une petite faiblesse à trois points depuis quatre matchs (1/12), sans que le rendement collectif s'en ressente toutefois.
« J'ai toujours cru en lui, raconte Christophe Denis. Je suis fier et très heureux pour lui de le voir mener cette équipe monstrueuse du BCM, avec des joueurs plus matures que lui, au plus haut niveau en championnat comme en coupe d'Europe. Andrew a un grand talent et un très fort caractère. Depuis tout petit, à chaque fois qu'on a émis des doutes, il a surpris tout le monde, c'est sa marque de fabrique. À Gravelines, le style de jeu était fait pour lui, les joueurs autour également car c'est quelqu'un qui prône le collectif. » « Les comportements un peu "persos" à Paris l'an dernier m'ont affecté, même si j'ai aussi beaucoup appris, complète le Gravelinois. Ici, on est soudés, totalement. Et dans le jeu, mes anciens partenaires vont être surpris, ils ne m'ont jamais vu jouer avec autant de liberté... » > Valence en travers de la gorge. Les Parisiens vont aussi découvrir un BCM remonté après sa défaite contre Valence en Eurocoupe, Albicy, à vif après match, en tête. « Je n'ai pas fait de très bons choix. Si la victoire est au bout, je m'en fous. Mais je ne supporte pas de rater un rendez-vous. Un, c'est déjà trop. » Un caractère, comme dit son mentor qui s'attend à une réaction cinglante : « On sait qu'ils seront revanchards. Mais la peur, c'est pour mes proches, ça ne me traverse pas sur un terrain. » > Le premier face-à-face. Albicy ne le conçoit que victorieux : « Ça me fait plaisir de revoir mes anciens équipiers, j'aurai plaisir à les battre pour pouvoir les charrier. » La clé ? « La défense car, eux, c'est tout pour l'attaque. Paris a fait un bon recrutement tout en étant sur la continuité. Il y a surtout Éric qu'on n'attendait pas à ce niveau. » Chatfield, meilleur marqueur de la ProA, 21,4 points de moyenne à 51 % à 3 points ! « On a des joueurs comme Chatfield capables de prendre feu si on est au coude à coude sur la fin. Mais il faudra être quasi parfaits et irréprochables sur l'aspect mental. Le moindre relâchement est fatal », juge Denis.
> La botte secrète. « Andrew va passer à l'hôtel, je vais lui mettre la pression ! » « Il n'y arrivera pas », se marre Andrew Albicy. Christophe Denis le sait bien.
BCM - PARIS-LEVALLOIS, 15e journée de Pro A, ce soir à 20 h.

























