Albicy : « Il faut rester morts de faim »
lundi 30.01.2012, 05:32 - La Voix des Sports
Andrew Albicy et le BCM ont été solides pour continuer à aller de l'avant.
| PRO A |
Tout est relatif avec une équipe leader. Mais Andrew Albicy est à l'image du BCM. Un peu dans le dur en début d'année, moins constant en défense, auteur de quelques mauvais choix en attaque, le meneur est redevenu à Roanne un formidable aiguillon (7 interceptions, 6 passes, 5 fautes provoquées).
- Que retenir de votre victoire ?
« On a rejoué comme avant la trêve. On est agressifs, on provoque des fautes, on perd très peu de ballons. Roanne ne met que 66 points chez lui, peu d'équipes ont réussi ça. On n'a pas mis les shoots, c'est le basket, mais on est revenus sur nos principes. C'est ce qu'on voulait. Il faut les garder jusqu'au bout. On a beaucoup parlé entre nous, ça nous a fait du bien. Cette victoire, j'espère, c'est le renouveau. » - Vous étiez à la pointe du combat... « Ouais... Je suis le meneur, la défense part de moi. J'ai voulu mettre la pression. Wright a eu beaucoup de mal, tant mieux. On a eu beaucoup d'interceptions (14 !) grâce à ça, des contre-attaques. Je l'ai toujours fait. Depuis quelques matchs, déjà avant la trêve, j'étais un peu relâché en défense, je voulais retrouver mes principes. » - A quoi tiennent cette rigueur et cette constance ?
« Je crois que c'est plus de la concentration et une conscience des choses. Il faut toujours être à fond. On a eu une série de victoires, on se connaît tous, et parfois, on s'est relâchés. Avant, on était morts de faim, il faut retrouver cette attitude en permanence, même si on fait des séries. Les équipes nous attendent, connaissent notre jeu, il faut être prêts. » - D'autant que vous allez retrouver Roanne aux As, dans une salle qui vous a pris en grippe... « On va encore les rencontrer, ça va être encore plus excitant. J'adore ces ambiances. Plus on me crie dessus, meilleur je suis. Ça fait taire le public quand tu mets un shoot. Je n'ai encore jamais perdu à Roanne en pro. J'espère que la série va continuer. » - Avant, il y a Riga demain, un déplacement crucial pour votre avenir en Eurocoupe (2 défaites) et toujours sans Yannick Bokolo... « On s'est mis une épine dans le pied, on n'a plus le droit à l'erreur, il faut tout gagner et espérer que les autres "s'entretuent". Cette victoire, je l'espère, est une prise de conscience. Même en jouant sans Yannick. On attend son retour évidemment, mais on a du banc pour compenser son absence. »
A ROANNE, SANDRINE ARRESTIER vds@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES JEAN-CHARLES BAYON

























