Denain s'en remettra
lundi 13.02.2012, 05:30 - La Voix des Sports
Marc Silvert s'est escrimé en vain. Châlons-Reims, c'est un ton au-dessus.
| PRO B |
CHÂLONS-REIMS - DENAIN
106-74 (28-18, 26-22, 22-14, 30-21) CHALONS-REIMS 37 paniers sur 64 tirs, dont 11/25 à 3 points ; 21/29 LF ; 24 passes décisives (Mullins 10) ; 33 rebonds (Mels 8) ; 14 balles perdues (Mullins 4) ; 18 fautes.Mullins 8, Joss-Rauze 7, Chathuant 13, Corre 10, Daniels 12, puis Carter 18, Mels 21, Beye 6, Plateau 9, Soliman 2.
DENAIN 30 paniers sur 66 tirs, dont 5/20 à trois points ; 9/13 LF ; 14 passes décisives (Rohnert 4) ; 32 rebonds (Rossiter 6) ; 23 balles perdues (Kante 5) ; 20 fautes.
Minet 6, Zaki 4, Kante 11, James 16, Rossiter 17, puis Rohnert 5, Brocheray 9, Gaillou 4, Bruyère, Mubarak 2, Guevin.
«on ne jouait pas notre championnat ce soir. » Frédéric Minet avouait souffrir après le traitement infligé par Châlons-Reims vendredi, mais le meneur-arrière denaisien ne voulait pas verser dans le catastrophisme. Le mal de tête était plus violent après la défaite à domicile contre Le Portel (87-88) et le sera aussi, si la mésaventure se répète le 21 février contre Evreux.
Ce qui est arrivé à Reims était à craindre selon Minet, ancien élève du coach champenois Nikola Antic, à Charleville-Mézières en 2008-2009. « Cela ne fait pas plaisir, mais on n'attendait pas grand-chose de ce match. Châlons-Reims a d'autres objectifs que les nôtres. » L'union marnaise rêve en effet de top 5 cette saison et de Pro A à l'horizon 2013. Autant dire qu'elle est armée pour faire sauter l'une des moins bonnes défenses de Pro B. Celle qui verrouille le moins l'accès à sa raquette en tout cas. Surtout quand l'adversaire donne le bâton pour se faire battre : « On a ouvert le banc. On a continué à défendre haut. Cela a donné des ballons de contres à Reims. » Une « fin de match pénible », selon Marc Silvert qui n'en pouvait plus de voir ses joueurs perdre les ballons dans leur camp et offrir des paniers faciles. « Il y avait 4 secondes entre la récupération de balle et le panier. On a manqué de lucidité », notait le coach qui a, un temps, compté sur l'énergie de James pour résister. Mais le pivot s'est usé et les gâchettes habituelles, Kante et Rohnert, n'ont pas pris le relais.
Pour autant, le promu denaisien n'en fait « pas un drame. Tout le monde nous voyait dernier. Finalement, nous ne sommes pas si loin du milieu de tableau ». Une situation qu'il faudra conforter contre Evreux. Cela ferait neuf victoires. Il n'en manquerait alors plus que trois (ou quatre au grand maximum) pour renouveler le bail à cet échelon.
PHILIPPE LAUNAY PHOTO ARCHIVES JOHAN BEN AZZOUZ

























