Dernières minutes fatales à Dunkerque
lundi 13.02.2012, 05:30 - La Voix des Sports
Scénario cruel pour les Dunkerquoises qui ont longtemps mené au score.
| LIGUE 2 FÉMININE |
ARMENTIÈRES - DUNKERQUE
77-70 (10-18, 20-17, 22-21, 25-14) ARMENTIÈRES Vierne 0, Deas 3, Fisher 20, Labbé 11, Akmouche 7, Carmona 19, Nedovic 17.DUNKERQUE Fresnais 10, Bovykina 5, Carlier 4, Scott 12, Dubasque 3, Pierre-Joseph 23, Durand 13./> LA FONTAINE a dû se retourner dans sa tombe samedi soir tant les Armentiéroises ont tenu à démentir l'un de ses plus fameux adages qui veut que « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les filles de Stéphane Lalart ont passé leur soirée à courir derrière le score... C'est bien simple, on jouait depuis à peine dix minutes que les Armentiéroises comptaient déjà dix longueurs de retard (10-18). Et on voyait mal qui, hormis Mia Fisher, pourrait sauver la baraque. « Ce qui est bien avec ce groupe, c'est qu'elles y croient toujours, souriait Stéphane Lalart.
Elles se sont arrachées avec cette niaque de ne rien vouloir lâcher. » Et il en aura fallu de l'abnégation pour réussir à recoller au score. Il aura surtout fallu que, collectivement, les Noires et Blanches trouvent la solution pour compenser leur déficit physique face aux grandes Dunkerquoises et qu'elles trouvent les ressources pour compenser le peu de profondeur du banc.
Il aura également fallu attendre la 35e minute pour qu'enfin, Armentières revienne au score (61-61) puis s'installe aux commandes pour ne plus les lâcher. « On a bien géré la fin de match avec des possessions de balles, souriait Héléna Akmouche, la meneuse armentiéroise, transfuge de Dunkerque à l'intersaison. Cette victoire, c'était uniquement à l'envie ».
Côté dunkerquois, on pouvait se mordre les doigts d'avoir laissé se reproduire le même scénario qu'au match aller (les filles de Devos avaient mené toute la rencontre avant de se faire rejoindre puis doubler à la 37e). Sébastien Devos, beau joueur, avouait sa frustration mais reconnaissait le mérite d'Armentières. « Et puis, par rapport à nos dernières prestations, on est sur la bonne voie », se consolait-il.
FLORENCE PIAZZETTA PHOTO STÉPHANE MORTAGNE

























