Le BCM, valeur soumise aux fluctuations
lundi 13.02.2012, 05:30 - La Voix des Sports
JK Edwards bute sur Alex Acker : samedi, les Gravelinois ont été stoppés au Mans.
| PRO A |
Les Gravelinois courent après la constance depuis le début de 2012. Au Mans, ils ont aussi couru après le score et vu la victoire leur filer entre les doigts malgré une prolongation arrachée au combat.
SÉQUENCES Samedi, Gravelines-Dunkerque a livré un match en tranches. Passé devant à la faveur d'un 8-0 (24-23, 10e ; 24-31, 14e ), il a ensuite galopé derrière des Manceaux déterminés (64-53, 31e). Il les a rattrapés sur le fil (78-78) mais sans jamais reprendre les commandes. La prolongation lui a échappé sur un ultime panier de Taylor Rochestie, le meneur manceau, pas dominé comme à l'aller.
DÉFENSE C'est la valeur refuge du jeu gravelinois. Face à la meilleure attaque du championnat, la meilleure défense n'a toutefois pas produit son effet assommant, redoutable en première partie de saison. « On a trop encaissé à certaines périodes, reconnaît Christian Monschau. On a cinq très bonnes minutes dans le début du deuxième quart, où on repasse devant. Les cinq, dix minutes qui ont suivi étaient un peu pénibles (18-4 en cinq minutes avant la pause). Mais on était aussi dans la pénalité. Globalement, on fait des erreurs par rapport à nos stratégies, mais ça s'est progressivement bien remis en place. Et on arrache cette prolongation. » Le dernier quart-temps correspondait en effet davantage aux standards du BCM.
ADRESSE Le BCM a parfois ramé pour trouver des solutions dessous. « On a trouvé les intérieurs, relativise le coach. Mais, avec les fautes, on n'y allait plus franco en "post-up", pareil en "drive". On a trouvé des solutions en partant du milieu de la raquette. » En shootant beaucoup à trois points aussi... Banco pour le 3/3 de Rudy Jomby dans le premier quart ou le gros shoot de Pape Sy en prolongation pour revenir à 83-83. Mais pour le reste... Comme à Nancy, Juby Johnson a ainsi eu le shoot de la gagne, un tir ouvert à sept secondes de la fin (76-74). Malgré un zéro pointé auparavant, il l'a pris, mais ne l'a pas mis.
C'est aussi quand le BCM s'est escrimé à distance dans le deuxième quart-temps (2/10 contre 3/5 dans le précédent) que Le Mans a repris la main... Pas un souci, estime pourtant Cyril Akpomedah : « Est-ce qu'il faut refuser les shoots ouverts pour forcer quelque chose dans la raquette ? S'ils sont ouverts, tu les prends, ça a toujours été notre philosophie. On a fait des matchs avec un très faible pourcentage qu'on a gagnés, c'est la défense qui compte. Et malgré tout, ça se joue à deux points. Je pencherais plus pour des petits problèmes défensifs, même si on est mieux. » INTERMITTENTS Malgré son effectif riche de dix joueurs, le BCM tourne ces temps-ci avec un collectif qui en impose moins et des performances individuelles en dents de scie. Ceci expliquant peut-être cela.
Yannick Bokolo a fait un match plein, le premier depuis son retour de blessure, Andrew Albicy a été propre, Dounia Isa constamment les mains dans le cambouis. Les autres ont été intermittents voire sont passés à côté... AS C'est un break dans la saison régulière, une autre compétition. Trois matchs pour un trophée, des éliminations directes ; les flottements s'y payent cash. Alors cote à la hausse ou à la baisse pour le BCM à Roanne ?
SANDRINE ARRESTIER vds@lavoixdunord.fr PHOTO LE MAINE LIBRE

























