Le Portel : sous les masques, le plaisir retrouvé
lundi 13.02.2012, 05:30 - La Voix des Sports
Jean-Philippe Ludon peut jubiler au milieu de supporters ravis.
| PRO B |
LE PORTEL - QUIMPER
97-76 (23-21, 27-16, 23-19, 24-20) LE PORTEL Taylor 12, Mangin 6, Hanon, Sy 16, Davis 21, NDiaye 12, Ludon 8, Leburgue, Labeyrie 18, Wyatte 4.QUIMPER Mouillard 9, Pælay 14, Lessort 15, Salmon 8, Mc Coy 8, Mendy 6, Thibodore 7, Doumbé, Hervé 2, Molas 7.
Quinze jours après une piètre sortie contre Antibes (81-87), les Portelois ont confirmé leur renouveau entrevu à Denain (87-88).
Vichy ayant également perdu, c'est d'autant plus une belle soirée que les Maritimes ont (enfin) retrouvé une âme et se sont réconciliés avec leurs supporters.
Ces matchs de carnaval, parfois cruels, on ne s'en lasse décidément pas. Celui-là s'inscrivait dans un contexte particulier. Très souvent déçus cette saison, les supporters attendaient plus qu'une victoire face à un mal classé. Ils voulaient retrouver des battants, des gars qui respectent le maillot, aident le copain débordé, plutôt que de penser à leurs stats. Après un début compliqué, les Stellistes ont offert tout cela : « Je leur avais dit de jouer avec enthousiasme, attaquait Cédric Binauld. Tant pis si on perdait des ballons. On a commis des bévues, c'est vrai, mais il y a eu une telle énergie, un tel enthousiasme que ça a tout emporté, y compris nos erreurs. » C'est vrai. Quand l'esprit de corps fait merveille, on peut pardonner les sautes de régularité, les mauvais choix. Tout en ne perdant pas de vue qu'en face, c'était Quimper, emporté dans le tourbillon défensif dans le deuxième quart et qui ne put jamais s'en remettre.
Reste que comme le confessait le coach, cette neuvième pioche positive fait un bien fou : « Il fallait renouer avec la victoire.
Il fallait aussi prendre une deuxième victoire après Denain pour faire l'écart et rejoindre ce gros ventre mou, car cette saison, il est vraiment énorme. » Le Portel revient ainsi à deux coups des barragistes, avant de rejouer à la maison le mardi 21 février contre Nantes, qui a juste un point de mieux. Il y a donc du mieux dans la maison porteloise qui a su refaire l'union sacrée après le clash d'Antibes. « On s'est beaucoup parlé, confiait Yann Rivoal, le coprésident. On a beaucoup entouré les gars. Il fallait une remise en cause à tous les échelons. » Plutôt que d'appuyer sur le bouton rouge (remplacer Cédric Binauld), les dirigeants ont prôné le dialogue, demandé aux uns de penser aux autres, au coach d'être plus près de ses ouailles. C'est chose (re) faite. Et ça a permis aux joyeux carnavaleux de passer une bien belle nuit.
PHILIPPE CADART PHOTO BERTRAND VOLANT

























