Moussa Camara, la gâchette surprise !
lundi 13.02.2012, 05:30 - La Voix des Sports
Moussa Camara a écoeuré Poupet et toute la zone rouennaise.
LILLE - ROUEN
77-69 (15-28, 18-14, 17-13, 27-14) Arbitres : MM. Bansard et Cluzel ; 1 300 spectateurs environ.LILLE 29 paniers sur 61 tirs dont 12/27 à trois points, 7/12 lancers francs, 27 rebonds (Bradford 8), 9 interceptions (Bradford, 3), 19 passes (Sauret 5), 7 balles perdues, 18 fautes.
Rigaux 11, Marshall 9, Tensorer 5, Taccoen, Bradford 8, puis Gillet 5, Sauret 4, Smith 18, Camara 15, Mbida 2.
ROUEN 23 paniers sur 51 tirs dont 10/20 à trois points, 13/15 lancers francs, 32 rebonds (Siggers, Bronchard 6), 5 interceptions (Dunn 2), 13 passes (Patiejunas 5), 15 balles perdues, 17 fautes.
Patiejunas 18, Siggers 20, Poupet 13, Bronchard 3, Dunn 10, puis Dia 5, Chelle.
Il avait étudié le jeu lillois dans ses moindres recoins, statistiques à l'appui. Il avait tout prévu. Enfin presque. Vendredi soir, après la défaite des siens, Michel Veyronnet, l'entraîneur rouennais, a dû avouer être passé à côté de l'importance que pouvait avoir Moussa Camara dans le jeu nordiste. « C'est un inconnu. Il ne joue même pas dix minutes par match, pestait-il. Ce soir, il a sauvé Lille, alors que l'on était tout proche du KO. Il a fait un match stratosphérique sur notre zone, que ce soit à neuf mètres ou dans le corner, avec un défenseur sur la figure. Je pense qu'il vient de faire le match de sa vie. Je l'avoue, je n'avais pas prévu de plan anti-Camara.
» Dommage, car l'ailier lillois a flambé vendredi soir. Mené de 18 points (22-40), le LMBC avait légèrement réduit l'écart quand Moussa aligna trois tirs primés de rang (41-53 puis 50-55)... en l'espace de 45 petites secondes.
Un moment magique qui eut l'effet de réveiller un public lillois jusque-là trop timide pour aider les siens. « Il a changé le cours du match à lui seul, insiste Klemensas Patiejunas, le meneur lituanien de Rouen. Il nous a martyrisés. » « Il nous a simplement fait du Camara, précise Fabien Romeyer, ravi de posséder un tireur d'élite dans ses rangs. On sait qu'il peut casser un système à tout moment. Il faut juste lui laisser un peu de liberté. » L'homme a donc pris ses responsabilités (« J'ai fait de meilleurs matchs aux USA. C'est mon boulot : tant que cela rentre, je shoote !
») et Lille a fini par l'emporter.
SÉBASTIEN DARNAUX PHOTO PIB

























