Gala de Wazemmes à Lille Métropole : Karim Chakim, au nom du fils
mercredi 01.02.2012, 05:26 - La Voix des Sports
| BOXE |
Après avoir encaissé la claque de sa vie, huit jours avant l'annonce du retrait de la ville de Wasquehal engagé jusque-là dans l'organisation de son championnat d'Europe, Karim Chakim a relevé la tête ce week-end à Lille.
C'est l'une de ses marques de fabrique de toujours avancer en dépit des vicissitudes de la vie.
Cette fois pourtant, il avait une motivation particulière. Celle de ne pas détruire l'exemplarité qu'il prêche auprès de Riyane, le fils de sa compagne qu'il considère comme le sien, et la joie de fêter la naissance de Naim, son propre bambin venu au monde une semaine plus tôt.
Samedi, Chakim a répondu à ses deux objectifs. Avec son savoir faire marqué d'une hargne au combat jamais prise en défaut au service d'une registre technique pas spécialement développé mais néanmoins efficace. Gojko, le Polonais qui lui était opposé sur le ring de Wazemmes, en a fait les frais malgré un uppercut gauche qu'il est toujours parvenu à placer. Trop rarement toutefois pour faire reculer le Nordiste qui reste invaincu depuis quatre ans et demi, six titres de champion de France et une ceinture de l'union européenne.
Michael Sanches confirme
Une carte de visite de ce calibre aurait dû, depuis longtemps, lui ouvrir les voies d'une consécration continentale. Hélas cela ne dépend pas de lui mais uniquement des possibilités financières de son club, et des capacités de Gérard Teysseron, son promoteur, à dénicher l'institution qui voudra bien lui ouvrir les cordons de la bourse Le nouveau sociétaire du BCF Lille Métropole, Michael Sanches, a passé avec mention le cap du quart de finale du tournoi de France. Malgré la mobilité et la rapidité de Bertogal qui lui était opposé, le poulain de Djoudi Salhi a emporté la décision au prix d'une débauche d'énergie sans faiblesse.
Si les résultats des boxeurs lillois ont pu donner satisfaction, il n'en est pas de même de l'organisation. Incapacité d'enchaîner les combats, délégué fédéral dépassé - ce qui n'incombe pas aux maîtres d'oeuvre - mais surtout deux speakers incompétents pour la discipline. Ce qui a nui à la qualité du spectacle.
ROGER DEMEURE

























