Dunkerque, ça manquait de flamme
lundi 13.02.2012, 05:30 - La Voix des Sports
Kornel Nagy a été le seul arrière dunkerquois efficace hier au Danemark face à Skjern.
| COUPE EHF (HUITIÈME DE FINALE ALLER) |
La porte demeure entrouverte, mais il faudra que les Dunkerquois réalisent un match abouti, samedi, à Dewerdt, pour qu'elle ne se referme pas sur leur nez.
Dans cette atmosphère, Dunkerque n'a pas semblé aussi affamé que l'écolier, à l'heure du goûter. « J'ai vu un groupe qui arrivait en fin de saison, qu'on sentait un peu lassé alors que cette compétition doit être une fête. Pour moi, on a une équipe forte quand elle joue en bloc, unie. Et quand on y met du coeur. On ne l'a pas vu ce soir (hier) », lâchait Patrick Cazal, mâchoire serrée.
Le technicien dunkerquois était arrivé au Danemark avec un double plan en tête. Rester en vie, avant le retour, samedi, à Dewerdt, tout en ouvrant le banc d'une équipe, qui disputait son troisième match en dix jours... avant de retrouver Istres, dès mercredi, en championnat. Il a donc lancé d'entrée les minots aux ailes, Théophile Caussé et Julian Emonet, fait confiance à Dawid Nilsson et William Annotel dans les cages.
L'USDK n'a pas toussoté pour autant (4-3, 8e, puis 8-8, 16e). Kornel Nagy retrouvait son visage habituel, William Annotel gardait proprement la maison (8 arrêts) derrière des défenses variées. Et Dunkerque prenait même les devants (10-11, 20e). Seulement, les Nordistes laissaient en route plusieurs balles de break, étaient trop sanctionnés et écopaient de plusieurs « 2 minutes » évitables. Skjern en profitait pour reprendre les commandes à la pause (14-12).
Dunkerque se rapprochait (17-16, 39e), mais les Danois passaient pas mal de temps avec quatre longueurs d'avance (22-18, 45e ). Guidée par Kornel Nagy, le seul arrière efficace, l'USDK grignotait (24-22, 52e). Sans pour autant conserver un faible écart avec les Danois.
Les Nordistes savaient qu'ils n'avaient pas été irréprochables dans l'engagement. « On a manqué un peu d'enthousiasme. Est-ce qu'on avait laissé beaucoup d'énergie sur des matchs déterminants (Chambéry, Saint-Raphaël), contre des gros poissons ? Qu'on savait, inconsciemment, qu'on avait une chance de se refaire, samedi ? s'interrogeait Mohamed Mokrani. Il ne faut pas s'alarmer, bien récupérer, se servir d'Istres pour retrouver l'état d'esprit qui a fait notre réussite. » Et les Danois dans tout ça ? Ils ne fanfaronnaient pas. « J'ai l'impression que les deux équipes peuvent être assez satisfaites de l'écart.
+6, ça aurait été un bon résultat pour nous. Là, +4, c'est 50-50. On a un peu trop échoué face à leur gardien en première période. ça promet un match assez excitant au retour », souriait Jesper Jensen, le demi-centre et icône (120 sélections en équipe nationale), ici. L'USDK devra montrer le meilleur, samedi, pour estoquer cette équipe de Skjern.
À SKJERN, FRÉDÉRIC SOURICE vds@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES JEAN-CHARLES BAYON

























