Ronald Pognon a rejoint le Nord et Didier Baudouin pour se relancer
vendredi 27.01.2012, 05:40 - La Voix des Sports
Moins médiatisé, Ronald Pognon savoure sa tranquillité et travaille avec la conviction de pouvoir revenir au plus haut niveau.
| ATHLÉTISME |
De Carima Louami à Martial Mbandjock en passant par Patricia Buval et...
Ronald Pognon, une belle brochette de sprinteurs avait rendez-vous, hier, au CREPS de Wattignies pour une séance de travail menée par Didier Baudouin. Tout juste rentré des États-Unis, Martial Mbandjock est venu répéter ses gammes avec son premier mentor, avant d'entamer la saison en salle le 4 février à Mondeville. Il y a retrouvé son ancienne partenaire d'entraînement, Carima Louami mais aussi Patricia Buval (13''02 sur 100 m haies et 11''33 sur 100 m), qui, depuis septembre a rejoint le groupe pour quelques séances toutes les deux semaines. Autre nouveau visage : celui de... Ronald Pognon, le premier Français à être descendu sous les 10 secondes sur 100 m (9''99 en 2005) et toujours détenteur du record de France du 60 m en 6''45.
« J'ai failli arrêter »
Après plusieurs années compliquées, le Martiniquais a décidé de se séparer de Guy Ontanon pour tenter un nouveau challenge avec Didier Baudouin. « Avant d'être mon entraîneur, Didier est un ami. Je le connais depuis une dizaine d'années, précise-t-il. Je ne vais pas dire que c'était mon confident mais j'allais souvent prendre conseil auprès de lui. Ces derniers temps, ça n'allait plus trop, j'ai failli arrêter ma carrière mais je suis parti en stage à Miami avec Renaud Longuèvre, je me suis remotivé et j'ai décidé de tenter l'aventure avec Didier. » « Je suis convaincu qu'il peut revenir à son meilleur niveau, assure le coach. La meilleure preuve de son envie c'est qu'il a accepté de laisser sa famille du lundi au vendredi pour venir s'entraîner dans le Nord. » À vingt-neuf ans, Ronald Pognon avance, de fait, des ambitions élevées : « Le but c'est de faire une saison pleine, retrouver de la puissance et de la vitesse, disputer les Mondiaux en salle puis faire les Europe et, bien sûr, les Jeux, insiste-t-il. J'ai eu plusieurs épreuves dans ma vie. Après le décès de ma maman, j'étais sur les pistes mais sans être là, comme un fantôme. J'ai aussi eu des blessures mais je suis désormais optimiste. je sais que ça va aller et que 2012 sera l'année de mon renouveau. »
DAVID DELPORTE
PHOTO PIB

























