Le junior douaisien Sébastien Hanicotte sélectionné pour les mondiaux à Bratislava
samedi 13.11.2010, 05:09 - La Voix des Sports
Stimulé par Frédéric Chotin, son maître d'armes, Sébastien Hanicotte est prêt pour les championnats du monde juniors.
| ESCRIME ÉPÉE |
« Il ne cause pas beaucoup », avait prévenu Frédéric Chotin, son maître d'armes. Pourtant, Sébastien Hanicotte, sélectionné pour les championnats du monde juniors le 20 novembre à Bratislava (Slovaquie), n'a pas été avare de confidences pour parler d'escrime ou évoquer son avenir.
Âgé de 19 ans, étudiant en deuxième année en STAPS à Liévin, il envisage de se spécialiser dans la préparation physique et imagine devenir coach pour particuliers. Quoi de mieux qu'un titre de champion du monde à l'épée sur sa carte de visite pour attirer les clients ? Si le chemin est encore long, il en a effectué un sacré bout depuis son arrivée en 2009 au cercle d'escrime de Douai.
Une embrouille avec son entraîneur à Bruay-la-Buissière l'incite à émigrer presque naturellement dans la cité de Gayant. « J'avais une relation particulière avec Fred Chotin qui animait les stages régionaux. Il m'a aussi évalué lors de l'épreuve d'escrime en option au bac », explique Sébastien Hanicotte, issu d'une famille d'escrimeurs, avec un père président du club de Bruay-la-Buissière, une soeur, Stéphanie, et un frère, Olivier aujourd'hui maître d'armes, tous les deux fines lames.
Parmi les 12 meilleurs juniors français
Dans les salles ou sur les stades depuis l'âge de 4 ans, il a tâté au judo, essayé le football avant de revenir à l'épée. Tous les sports l'intéressent. Il se nourrit de leurs émotions. « Pendant les Jeux Olympiques, je ne décolle pas de la télé. Même le curling ou le tir à l'arc me font vibrer, surtout si la France est concernée », admet-il avant de se livrer sans état d'âme sur ce qu'il appelle une reconstruction psychologique.
Mentalement friable, en perte de confiance, Sébastien n'arrivait pas à transférer en compétition l'immense potentiel vérifié à l'entraînement. « J'appréhendais de monter sur la piste. J'hésitais à tenter la touche décisive de peur de la manquer », admet-il, évoquant des coups d'éclats mais pas de continuité dans une carrière en dents de scie. La faille n'a pas échappé à l'oeil averti de Fredéric Chotin. « Seb a une très bonne main mais en compétition, la tête ne suivait pas », affirme le maître d'armes décidé à lui « nettoyer » le cerveau. Il exclut de son vocabulaire les termes techniques pour se concentrer sur la réalité du terrain et lui façonner un mental de compétiteur. « Il avait besoin de repères, de mémoriser des gestes réalisés à l'entraînement mais aussi de répondre immédiatement à une situation d'urgence pour donner du sens à son escrime », conclut Frédéric Chotin.
Sébastien intègre le message. « Une première sélection, ce n'est pas une fin en soi. Je dois aller en chercher d'autres.
» Repéré par Sébastien Barrois, entraîneur national, l'escrimeur douaisien figure parmi les douze meilleurs juniors français et veut troquer son titre de champion de l'entraînement contre celui de champion tout court. Pour que cette première cape ne soit pas un coup d'épée dans l'eau. NELLO BENEDETTI (CLP)
Les filles du CED rencontreront, le 28 novembre à 15 h, salle des sports Corot, l'équipe de la garde républicaine de Paris en 8e de finale du championnat de France.





























