Thierry Lincou s'acquitte toujours avec plaisir de sa mission d'ambassadeur
vendredi 16.12.2011, 05:37 - La Voix des Sports
Le joueur de squash, Thierry Lincou, qui fut champion du monde en 2004, garde une passion intacte pour son sport.
| LES ÉTOILES DU SPORT |
Premier non ressortissant d'un pays du Commonwealth à devenir numéro un mondial en squash, Thierry Lincou s'efforce depuis le début de sa carrière de faire connaître sa discipline. Toute la semaine aux étoiles du sport, il a encore joué ce rôle auprès des plus grands champions tricolores.
À LA PLAGNE, PAR DAVID DELPORTE
sports@lavoixdunord.fr PHOTO DPPI-LES ÉTOILES DU SPORT
Le squash a beau ne pas être souvent mis en avant, Thierry Lincou a découvert avec plaisir, cette semaine, que ses exploits n'étaient pas inconnus des autres sportifs : « J'ai vraiment eu l'impression qu'ils me connaissaient presque tous ou, du moins, qu'ils associaient mon nom au squash, même s'ils n'étaient pas tous capables de m'identifier physiquement », sourit-il.
Promouvoir le squash : un combat de tous les instants pour celui qui fut champion du monde en 2004, numéro un mondial en 2004 et 2005, vainqueur d'une grosse vingtaine de tournois internationaux et qui a décroché, cette année, encore un titre de vice-champion d'Europe, battu en finale par son compatriote Grégory Gaultier. « La discipline est assez jeune en France puisqu'elle a seulement entre trente-cinq et quarante ans alors qu'elle est ancrée dans la culture de certains autres pays, souligne-t-il. Ici, nous sommes encore dans une phase de construction, de développement. » Pour Thierry Lincou, « beaucoup de clubs fonctionnent très bien, je m'en aperçois lors d'exhibitions et d'inaugurations mais ça reste, surtout, du loisir. On manque de licenciés, de jeunes qui viennent pour faire de la compétition. » Comment agir ? « Nous avons une petite fédération qui se bat avec ses moyens pour se structurer. Il y a eu la création de pôles espoirs, de pôles France, ça évolue positivement, estime-t-il. Le souci, c'est que la plupart des structures sont privées, il faudrait beaucoup plus de structures municipales pour attirer les enfants, leur faire découvrir le squash à l'école ou dans les centres aérés. » Le champion, désormais âgé de trente-cinq ans, milite aussi pour la création d'une grosse épreuve : « Il faudrait, toutes proportions gardées, une sorte de Roland-Garros du squash. Il y a eu une édition d'un Open de France mais l'opération n'a pas été reconduite, c'est dommage car nous avons la chance d'avoir de bons champions, des locomotives avec Grégory Gaultier, actuel numéro 3 mondial. » Bonne nouvelle tout de même, la France a obtenu l'organisation du championnat du monde des nations féminin en 2012 à Nîmes et masculin en 2013 dans une ville encore à désigner.
« Vivre de belles émotions »
« L'an prochain, il y aura des Mondiaux individuels mais je sais que ce sera très difficile car, même si je suis toujours capable de battre les meilleurs, ma vraie valeur se situe désormais autour de la dixième place, précise-t-il. Cette épreuve par équipes me tient donc à coeur, d'autant que je terminerai sans doute ma carrière là-dessus. Vivre un tel événement, de belles émotions devant son public, c'est ce qui motive pour continuer. » Et porter ainsi toujours un peu plus la bonne parole...

























