VIDÉO - Chutes : « Si ça continue, on sera cinquante à Paris »
lundi 11.07.2011, 05:23 - La Voix des Sports
| TOUR DE FRANCE 2011 |
Les chutes importantes ont marqué la première semaine, jusqu'à l'ultime étape de dimanche, où de nombreux leaders sont tombés durement. Sans oublier l'accident polémique avec un véhicule d'assistance technique de France Télévision qui a mis un terme à l'échappée de deux des cinq coureurs de tête...
Alexandre VInokourov devait être opéré du fémur à Paris, hier dans la soirée. PHOTOS AFP
Cliquez ici pour accéder au contenu
Vidéo France Télévision
Traditionnellement, les chutes marquent la première semaine. Ce qui est nouveau, c'est qu'elles touchent largement les prétendants au classement général.
La liste est longue : Leipheimer, Gesink, Kreuziger, Van de Velde, Contador (deux fois) ont dérouillé Boonen, Brajkovic, Horner, Wiggins, Vinokourov, Van den Broeck ont abandonné avec des blessures sérieuses. « Si ça continue, on sera 50 à Paris », mesure Jimmy Engoulvent (Saur).
Où tombe-t-on ?
Plus seulement en queue de peloton. C'est à tous les niveaux ! En haut, au milieu et à la fin. La plupart des acteurs ont souligné l'importance du vent transversal et la nervosité des coureurs dans l'ouest. Hier, la chute qui implique Vinokourov et Van den Broeck, dans la descente du Pas-de-Peyrol, reste un fait de course. La voiture de France Télévisions qui envoie Hoogerland et Flecha dans le décor, c'est encore autre chose (voir par ailleurs) ! « Ceux qui visent l'étape, ceux qui visent le général et leurs équipiers veulent être devant », constate Thor Hushovd. Il n'y a pas de place pour tout le monde...
Le parcours
Ca a râlé après l'étape du cap Fréhel. « Ces routes n'ont rien à faire sur le Tour », a ainsi lâché Cancellara (Leopard). « Mes coureurs parlent d'un tracé irresponsable », dit aussi Patrick Lefévère (manager de Quick Step). Jean-François Pescheux, le directeur de course, a quand même rappelé que le peloton avait eu une fâcheuse tendance à s'envoyer en l'air sur les lignes droites. Ce qui n'est pas faux, si l'on excepte ce qu'il s'est passé dans le Pas-de-Peyrol.
Et les oreillettes ?
Chutes nombreuses, épaules touchées (Wiggins, Brajkovic, Van den Broeck, Chavanel), retour du débat sur les oreillettes. Cette semaine, des coureurs ont souligné la pression par la radio. « Ça devient le bordel, glisse John Gadret (AG2R). Nos directeurs sportifs nous voient derrière, ils gueulent pour nous demander de remonter. Ça frotte, ça tombe... »
Les sprints intermédiaires
Ils pimentent la lutte pour le maillot vert. Mais déstabilisent-ils le peloton ? C'est tombé avant et après ces points chauds (Boonen, Wiggins). « Les coureurs prennent deux fois plus de risques pour un sprint massif », observe encore Lefévère. « Après, les équipes veulent ramener leurs leaders le plus vite possible vers l'avant. » Ça frotte, ça tombe...
Quelle influence pour les prochains jours ?
Evans est passé au travers de tout. A. Schleck a juste perdu du temps sur l'arrivée au mont des Alouettes (1re étape). Contador est tombé deux fois pendant la semaine. Depuis hier, il se plaint du genou. « Ces événements n'altéreront pas leur potentiel en haute montagne », juge Alain Deloeuil (Cofidis).
À SAINT-FLOUR, FRÉDÉRIC RETSIN
PHOTO AFP

























