De la terre à la dune, c'est la particularité de Coxyde
jeudi 26.01.2012, 05:36 - PAR FRÉDÉRIC RETSIN
Le Tchèque Zdenek Stybar le dit, «c'est la plus dure du circuit». L'y verra-t-on soulever son vélo? - PHOTO DELPHINE PINEAU
| CYCLO-CROSS CHAMPIONNATS DU MONDE |
Les championnats du monde s'annoncent ce week-end sur la base aérienne de la station balnéaire belge. « Et Coxyde, c'est le sable ! », s'exclame bruyamment le vice-champion de France Steve Chainel, pour bien expliquer à quoi on a affaire.
D'habitude, le cross c'est boue, prairies, buttes et bitume. Mais ici, le terrain est vraiment particulier ! Imprévisible, fuyant, énervant, déstabilisant. Même les plus grands spécialistes ne sifflotent pas : « C'est la plus dure du circuit », commentait encore le Tchèque Zdenek Stybar à Liévin. « On peut vite mettre pied à terre et tout perdre en deux secondes », complète Quentin Jaurégui qui visera, samedi, le titre en juniors.
« Rouler moins gonflé »
« Plus qu'ailleurs, tout peut arriver tant que la ligne n'est pas franchie », assène Sven Nys. Cet automne, le Belge s'est imposé dans un sprint contesté face à son compatriote Kevin Pauwels. Dimanche, il sera logiquement l'un des favoris dans l'épreuve élites. « Je connais chaque trajectoire, je me suis préparé à chaque scénario », dit-il. Nys est sûr de lui.
Chainel (14e, dimanche à Hoogerheide) ne cache pas son admiration pour les qualités du Brabançon. À l'entendre, le Vosgien résume d'ailleurs l'expérience sur le sable à une brutale leçon d'humilité : « À Zonhoven, j'ai pris un tour dans la vue pour ma première épreuve de la saison sur ce terrain », raconte-t-il. « Ça calme ! Le vélo était incontrôlable. Plus je m'énervais dessus, plus il partait dans tous les sens.
Ce jour-là, j'ai failli renoncer au Mondial. Si c'était pour faire 25e, sombrer dans le ridicule et attirer les critiques... » Mais Chainel s'est ressaisi. Entre les fêtes de fin d'année, il est revenu à Coxyde avec son épouse Lucie (engagée dans la course des dames). C'est encore lui qui a convaincu le sélectionneur (Pierre-Yves Chatelon) à s'installer pour un stage collectif. Ça ne suffira sans doute pas. Mais il en sort avec quelques convictions techniques : « Rester sur l'arrière du vélo, balancer un peu plus les épaules, rouler moins gonflé. » Un coureur ne ressemble déjà plus à grand-chose sur le sable...
Championnats du monde de cyclo-cross. Samedi : courses juniors (11 h) et espoirs (15 h). Dimanche : courses dames (11 h) et élites (15 h).

























