Boyer : " On réfléchit à un co-sponsor ou à une fusion "
vendredi 27.01.2012, 11:03 - La Voix des Sports
L'équipe Cofidis est présentée ce matin (11h) à La Géode (Palais des sciences et de l'industrie) de Paris. Le manager général Eric Boyer fait le point à quelques minutes de la cérémonie.
- Eric, Cofidis reste en division continentale pro (D2) pour la deuxième année consécutive. Et vous n'avez pas vraiment insisté pour revenir en World Tour...
"C'est une réflexion pragmatique. En 2010, nous souhaitions le retour de Sylvain Chavanel. Et nous étions prêts à dégager du budget supplémentaire pour renforcer l'équipe et solliciter une licence. A l'arrivée, on n'a trouvé personne pour le remplacer et nous apporter les points UCI nécessaires. On reste sur le même budget qu'en 2011 (entre 8,5 et 9 millions d'euros)."
- Vous êtes conscient que la situation ne vous offre aucune garantie sur une participation au Tour de France...
"Oui, j'y pense. Je me dis que la situation ne pourra d'ailleurs plus durer. Le Tour ne va plus pouvoir contenter toutes les équipes françaises. J'ai le sentiment qu'on sera au départ cette année. C'est moins sûr pour 2013. De plus en plus d'équipes étrangères sont bâties avec un budget chiffré autour de 12 millions d'euros. Elles ont de grands champions qui coûtent chers. Et les organisateurs ne peuvent pas s'en passer. Dommage que Taramaae ne soit pas français..."
- Et si vous ne faisiez pas le Tour ?
"Ce serait une catastrophe. Les annonceurs viennent au cyclisme parce que le Tour garantit 80% de visibilité dans toute la saison. Si une équipe ne le dispute pas, elle n'existe pas. Ensuite, nos meilleurs coureurs partiront. Encore."
- Cofidis doit se contenter de subir ?
"On a perdu 3,5 millions d'euros de budget depuis 2009. On cherche des solutions. Cette année, on a vu des fusions entre de très belles équipes : RadioShack et Leopard, Quick Step et Omega Pharma. J'ai aussi cette réflexion depuis deux ans. On en a d'abord parlé du bout des lèvres. L'an passé, c'était plus sérieux. J'espère qu'on pourra aller au bout de notre idée à la fin de l'année. J'en ai parlé avec nos décideurs. On n'exclut pas non plus l'arrivée d'un co-sponsor. Le groupe Crédit-Mutuel (actionnaire majoritaire de Cofidis depuis 2009) s'est installé en ciblant ses priorités. L'équipe cycliste n'en faisait pas partie. Il a encore des produits à faire connaître. Peut-être qu'il faut chercher de ce côté."
Propos recueillis par Frédéric RETSIN

























