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Laura Leturgie a su faire rimer Tour avec amour

Publié le 21/07/2009 à 04h45

Hôtesse pour Brandt depuis 2007, la Béthunoise Laura Leturgie, 25 ans, remet chaque jour le prix de la combativité. Son aventure sur le Tour a vite tourné au conte de fée.

Laura Leturgie a su faire rimer Tour avec amour
Hôtesse pour Brandt depuis 2007, la Béthunoise Laura Leturgie, 25 ans, remet chaque jour le prix de la combativité. Son aventure sur le Tour a vite tourné au conte de fée.

PAR DAVID DELPORTE

sports@lavoixdunord.fr Après l'effort, le réconfort. L'heure de la remise des prix est toujours un moment très apprécié des coureurs. Parce qu'une présence sur le podium signifie que la journée a été bonne mais aussi parce que c'est l'occasion de recevoir des bises de jolies jeunes femmes.

Depuis 2007, la Béthunoise Laura Leturgie fait partie de ces rayons de soleil qui illuminent le quotidien des cyclistes. «  Je cherchais des petits boulots à côté des études et j'effectuais des missions d'hôtesse dans l'événementiel, explique-t-elle. J'ai su que Brandt lançait un casting. Quatre filles ont été retenues. C'était l'année du départ à Londres, j'ai passé la semaine en Angleterre. » L'an passé, la Nordiste a été rappelée. Cette fois pour l'intégralité du Tour. «  Notre mission ne se résume pas à la remise du maillot. Nous sommes aussi au village départ pour accueillir les clients et les coureurs qui souhaitent venir sur notre stand », précise-t-elle.

C'est d'ailleurs suite à l'une de ces visites que Laura a fait rimer Tour avec amour et qu'elle est devenue la compagne du Belge Gert Steegmans.

Pas spécialiste du vélo, elle s'y est mise depuis : «  Je m'y intéresse davantage, déjà parce que Gert me parle de son travail, poursuit-elle. Et je pense même m'y mettre prochainement. » Le hasard faisant bien les choses, notre Béthunoise a aussi pu faire coïncider le départ du Tour avec son installation dans la Principauté. Seul petit regret, son compagnon a été écarté de l'épreuve cette année pour avoir refusé de signer un contrat de son équipe Katusha, stipulant qu'en cas de contrôle antidopage positif, le coureur doit s'engager à payer cinq fois l'équivalent de son salaire annuel.

«  On inverse un peu les rôles, relativise-t-elle. C'est lui qui me suit. Il se rend ainsi compte de ce que je vis quand il part sur les courses. » En pleine préparation du concours de professeur des écoles, la Béthunoise ne pense bien évidemment pas jouer les hôtesses pendant encore dix ans, mais la bonne ambiance au sein de l'équipe Brandt pourrait l'inciter à rempiler quelques années.

Les principes de base ? «  On demande avant de monter sur le podium combien de bises, selon les nationalités pour qu'il n'y ait pas de confusion et on veille à ce que la jupe ne s'envole pas pour ne pas avoir droit à la photo de la petite culotte dans les journaux », conclut-elle en riant. •

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