Durant sa carrière, Sarah Pit-kowski a eu l'occasion de faire le tour du monde mais, paradoxalement, jamais le tour de la France. « Je découvre chaque jour des coins que je n'ai jamais eu l'occasion de visiter », confie-t-elle. Une lacune que la Villeneuvoise va donc combler partiellement durant ce mois de juillet, en empruntant les routes du Tour. L'agence de communication qu'elle a créée à la fin de sa carrière, 15 Love, s'est en effet ouverte à d'autres sports que le tennis, et a donc décroché un contrat avec Brandt, partenaire du prix de la combativité. Une alliance presque naturelle quand on se souvient de la pugnacité de la jeune femme sur les courts.
Changer d'opinion
Dans ses souvenirs d'enfance, le Tour de France, c'était « la sortie de la plage, le moment où on prenait le goûter devant la télévision en regardant la fin de l'étape », précise-t-elle. Plus tard, son image fut moins enthousiaste : « J'avais une vision assez réductrice. J'étais dans le discours "les cyclistes, tous des dopés". Et là, je me rends compte qu'il fallait vivre les choses de l'intérieur pour se forger une vraie opinion. »
Le verdict ? « Je n'aurais jamais pu être cycliste, sourit-elle. Mais il y a surtout un décalage énorme avec la vision que j'avais du Tour. Cet engouement, cette popularité, cette organisation, c'est énorme. Voir cette miniville qui se déplace de jour en jour, c'est impressionnant. C'est très différent d'un tournoi du Grand Chelem. En tennis, c'est fermé, nous sommes coupés du monde. Là, les coureurs sont en lien direct avec les médias et ils n'ont pas peur d'être en contact avec le public. » Invitée à suivre une étape dans la voiture de Bernard Thévenet, elle admet avoir beaucoup appris : « J'ai découvert plein de choses sur les aspects tactiques, se réjouit-elle. Il est évident que si je suis amenée à reparler du cyclisme un jour à la radio, j'aurais une vision différente. » Ses favoris ? « Les frères Schleck. J'aime bien les histoires de famille. »