samedi 27.02.2010, 05:09 - La Voix du Nord
USBCO - Le président boulonnais n'abandonne jamais.
À quoi bon masquer la vérité... Les Boulonnais sont les premiers à admettre que si leur position est à ce point fragile, c'est d'abord à cause d'eux. De leur incapacité à gérer correctement leur affaire est très vite née en effet une rupture, aujourd'hui quasiment rédhibitoire. À l'heure où l'USBCO rend visite à Monaco, Jacques Wattez se livre sans réserve.
PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr PHOTOS GUY DROLLET
- Jacques Wattez, êtes-vous résigné ?
« Résigné ? Pas du tout ! Je ne baisse pas les bras. Il faut d'ailleurs que le groupe travaille jusqu'au bout l'esprit libre. On fera les comptes le 15 mai. Si, d'aventure, on arrive à se sauver, ce sera bien mais, dans le cas contraire, je ne dévierai pas de ma ligne de conduite. Je n'ai rien à reprocher aux joueurs. » - Avez-vous tout de même des regrets ?
« Ah oui, j'ai des regrets ! Mais nous aussi, les dirigeants, on peut se remettre en question concernant certains choix. » - Avec le recul, comment expliquer les malheurs boulonnais ?
« Tout a commencé le 29 mai quand j'ai appris que Philippe (Montanier) s'en allait. On a alors eu trois semaines pour recruter un nouvel entraîneur. Ensuite, il a fallu tout réadapter. En outre, Jean-Luc Lamarche qui travaillait pour nous dans le domaine du recrutement, a cessé ses activités. Et puis, pour finir, il y a eu les aléas du recrutement. Peut-être s'est-on trompé. Mais pas sur tout. » - Y a-t-il eu des erreurs stratégiques ?
« La jeunesse du club, celle de l'entraîneur l'inexpérience de certains joueurs.... On a peut-être mal appréhendé ça. Peut-être a-t-on mal évalué aussi le niveau de la Ligue 1. » - On a le sentiment que le départ de Philippe Montanier a provoqué une cassure nette... « On l'a appris, moi aussi, alors que le championnat était juste terminé. Avec lui, on avait passé cinq années formidables. Mais la page est tournée. Maintenant, je travaille avec Laurent Guyot et j'en suis très heureux. Ce sera un grand entraîneur, vous verrez. Je pensais avoir un avenir avec Philippe. Ce sera avec Laurent. Philippe n'est pas resté car il avait sans doute peur des moyens boulonnais. Il a eu tort car, malgré les apparences, on construit quelque chose à Boulogne. » - Vous avez avoué que le club s'était « planté » concernant le gardien de but... « Je confirme : on s'est plantés ! Valverde, ce fut un choix par défaut. On voulait un vrai numéro un. La base d'une équipe, c'est son gardien. Sans bon gardien, du type Lloris à Lyon ou Ruffier à Monaco, c'est dur. "Jef" (Bédénik) a pris le relais. Même s'il connaît quelques difficultés, il se bat lui aussi. » - Trente-deux joueurs dans un effectif, n'est-ce pas trop ?
(Courroucé) « Combien dites-vous ? Enlevez Moreira qui est blessé depuis longtemps, ainsi que deux jeunes et on tombe à vingt-neuf. Ôtez aussi Valverde, ça ne fait plus que vingt-huit. Et il y a tous nos blessés tels que Thil, Perrinelle, Touré et Rabuel. » - Pourquoi ne pas avoir tapé plus haut ?
« Nous aurions bien aimé privilégier un peu plus la qualité mais certains joueurs confirmés ont refusé de venir. D'autres étaient tout simplement trop chers. On peut toujours prendre ma place, on verra ensuite le résultat ! La critique est toujours facile... Récemment, j'ai demandé aux gens du club de me faire une analyse sans concession de la saison. Comment ont-ils vécu les événements ? Fallait-il agir autrement ? Parallèlement, je vais rencontrer les supporteurs pour surtout les motiver. Car, en L2, il faudra être compétitifs ! Ça se prépare dès aujourd'hui. C'est la première fois qu'on a deux mois et demi devant nous pour jeter les bases de notre stratégie future. Profitons-en. » - Quel regard portez-vous sur votre entraîneur ?
« On me dit souvent : Laurent Guyot est un peu jeune. C'est son premier club, c'est vrai. Peut-être a-t-il lui aussi mal évalué la hauteur de la difficulté. Mais il ne lui a pas manqué grand-chose. Sur les quatre premiers matchs, on prend neuf points, ce n'est pas rien. Les blessures de certains joueurs clés ne l'ont pas aidé non plus. Mais arrêtons de parler de "Greg" (Thil). Thil, s'il n'a pas le ballon, il ne marque pas.
C'est pareil pour Eto'o !
- L'autre grand défi à venir, c'est le nouveau stade...
« Le projet est en cours. Le maire (Frédéric Cuvillier) est un homme de parole. Je ne doute pas que le projet n'aille pas à son terme. Je pense que les Boulonnais attendent ça avec impatience. Car ils n'iront pas éternellement au football s'ils sont mouillés. Personnellement, je ne continuerai pas si je n'ai pas de garanties. »
Retrouvez toute l'actualité du USBCO. Toute la saison, les matches, photos et vidéos du USBCO.
| En savoir plus | |
|---|---|
![]() |
26e journée : toutes les informations sur Monaco - Boulogne |
Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. La Voix du Nord Multimédia se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.
mercredi 23.05.2012, 05:04
lundi 21.05.2012, 05:03
lundi 21.05.2012, 05:03
samedi 19.05.2012, 14:28
samedi 19.05.2012, 05:04
vendredi 18.05.2012, 20:25
vendredi 18.05.2012, 05:03
lundi 14.05.2012, 05:03
lundi 14.05.2012, 05:03
samedi 12.05.2012, 05:03