lundi 08.03.2010, 05:07 - La Voix du Nord
USBCO - Lecointe et Marcq aux trousses de Bastos, l'international brésilien de l'OL. Boulogne n'a rien lâché face à Lyon.
Que c'est bon de pouvoir sortir du terrain la tête haute, encouragé plutôt que sifflé ! Ironie d'une saison qui laissera beaucoup de regrets, il a fallu attendre la venue de Lyon, un cador, pour que le public boulonnais communie à nouveau avec ses favoris.
PAR PHILIPPE CADART sports@lavoixdunord.fr PHOTO GUY DROLLET Chapiteau des VIP, samedi soir. 22h30. Le président Wattez arrive d'un pas tonique. Le sourire aux lèvres. Ah ! ce sourire... Cela faisait tellement longtemps que lui et sa petite famille n'avaient pas eu le loisir d'exulter. Tellement longtemps que les Rouge et Noir n'avaient plus livré un match aussi plein à la maison. Avec des occasions, de l'émotion, une vraie pression positive. « Ça fait du bien de sentir le public derrière les gars. Ce n'est certes qu'un point, mais c'est que du bonheur » lâche le boss, qui a bien cru que M. Ledentu allait gâcher cette fête en sifflant une coup franc indirect dans la surface totalement injustifié. Dans la foulée du triste match contre Le Mans et de la frustration légitime vécue à Monaco, ce Boulogne - Lyon aura vraiment permis de retrouver une équipe, peut-être même « L'équipe ». Les plus grincheux peuvent toujours minimiser en arguant que Lyon avait la tête au Real, peu importe, ce soir, ce Boulogne généreux, séduisant, conquérant, a poussé Lyon dans ses retranchements. Et Puel, en laissant Cris et Boumsong dans l'axe, n'avait quand même pas aligné les coiffeurs.
Dans l'affaire, il n'aura donc manqué que des buts. « Le haut niveau, c'est concrétiser les occasions » confie Laurent Guyot devant la meute des journalistes. Un Guyot heureux qui a envie de parler de ses gars : « Bien sûr, dans un coin de notre tête, on gardera ce qu'aurait pu être cette soirée si on avait transformé notre dernière occasion, mais bon, je suis content. Vous savez, depuis quelque temps, ce n'est pas facile pour nous. Alors, qu'ils aient été capables de livrer un tel match en étant dix-neuvièmes, ça me rend fier. Oui, faites bien passer le message : je suis très fier de mes gars ce soir. »
Il a manqué un « tueur »
Il peut l'être le coach. Car la copie rendue a de la gueule. En reproduisant le même schéma qu'à Louis-II, avec un Agouazi époustouflant de générosité devant la défense et un Marcq carrément royal, Boulogne a empêché Lyon de faire bouillir la marmite. Lévêque et Lecointe ont confirmé, Cuvillier a harcelé, Kapo a régalé de ses belles arabesques et le trio Bédénik-Lachor-Bellaïd n'a rien lâché. Il n'a manqué qu'un tueur dans la zone dé vérité. On aurait aimé écrire un matador (tuer en espagnol, c'est matar), mais le Chilien Lorca, plus neuf et demi qu'avant-centre, n'a pas la carrure pour défier Cris et Boumsong, les molosses lyonnais. C'est le regret. Dans les salons, les VIP ont bel appétit. Et envie de rire. Boulogne revit. Boulogne n'est pas mort...
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