Baldé : « Je ne fais rien d'extraordinaire »
samedi 18.09.2010, 05:16 - La Voix des Sports
«Bobo» Baldé, un professionnel exemplaire. - PHOTO BRUNO FAVA
Il ne voulait pas sortir. À Lyon, le staff a dû user de persuasion pour convaincre Bobo Baldé, la bouche en sang, de laisser ses équipiers finir sans lui. Recousu et bien remis, le défenseur valenciennois, exemple de professionnalisme et homme posé qui regarde bien au-delà du foot, sera bel et bien ce soir au rendez-vous du derby.
- « Bobo », pourquoi ne vouliez-vous pas sortir à Lyon ?
« Je ne pensais pas que c'était si grave (on lui a posé sept fils, dans et hors de la bouche). Je voulais rester pour aider l'équipe. » - Que vaut ce résultat (1-1) chez un favori ?
« On a fait un bon match, bien respecté les consignes. On a réussi à revenir. C'est bien. »
- Quand Bong marque, on vous voit aussi heureux que lui...
« Parfois, j'ai besoin de m'exprimer. J'ai toujours été comme ça. »
- À Lyon, vous avez repris Lisandro à la course... Comment être aussi affûté à 35 ans ?
« Je joue, j'essaie de faire mon travail. L'âge, ce n'est qu'un chiffre. Sur l'action contre Lisandro, il est en avance, j'essaie de réagir. La vitesse est l'un de mes points forts. Je travaille pour l'entretenir. »
- Montanier, Nouzaret..., tous vos entraîneurs louent votre professionnalisme. Un secret ?
« C'est ma façon de voir les choses, ma philosophie. Quand tu deviens pro, tu dois te comporter comme tel. Je ne fais rien d'extraordinaire. Je fais mon métier avec passion, c'est tout. J'observe encore les autres pour trouver le bon geste au bon moment. Et puis pour nous les joueurs, le plus important est d'être à l'écoute pour bien reproduire ce que veut l'entraîneur. »
- Pallois, débutant en L1, dit qu'il aime vos conseils... « Si je peux aider... Mais moi aussi je note des choses chez lui. »
- Pourriez-vous devenir coach ?
« Je ne sais pas. C'est intéressant. Mais beaucoup de choses se développent autour de moi. Je sponsorise une équipe (Les Hirondelles de Conakry en Guinée), je m'intéresse au multimédia, au conseil. »
- On vous sent très réfléchi, curieux de tout...
« J'ai toujours aimé apprendre. J'ai dû arrêter les études en terminale car ce n'était plus compatible avec les entraînements à l'OM. Mais je reprendrai. Il faut un contexte pour bien apprendre. Par exemple, à l'école, je rêve de classes de quinze élèves avec des profs moins stressés. Ce serait mieux pour les enfants. »
- Avec le Celtic Glasgow, vous avez joué de chauds derbys face aux Rangers. Comment voyez-vous celui face à Lens ?
« En Écosse, il y avait en plus une histoire de religions (catholiques contre protestants). Mais les derbys tiennent surtout au coeur des supporteurs. Sur le terrain, nous les joueurs nous sommes dans le match. Moi je prends du recul. Nous nous sommes bien entraînés, le staff a tout programmé. Nous devons maintenant reproduire tout ce qui est prévu. »
R. G.
PHOTO BRUNO FAVA



























