Le VAFC et Lens bons amis mais pas plus avancés
dimanche 19.09.2010, 05:16 - PAR RICHARD GOTTE
Dossevi (à terre) et Valenciennes ont trop voulu gérer leur avantage hier soir. Mal leur en prit, Ramos (à gauche), Sertic et les Sang et Or sont revenus sur le fil. - PHOTO DIDIER CRASNAULT
| VALENCIENNES - LENS |
Lens a logiquement ramené un point de Nungesser hier soir en égalisant à la toute dernière minute d'un match sans grand frisson (1-1). S'il reste en situation délicate, l'esprit est là. VA, qui a trop essayé de gérer son mince avantage, est le plus déçu. Son quatrième match nul lui donne des pieds de plomb dans la seconde partie de tableau.
VA n'a toujours pas battu Lens en L1 depuis qu'il vient à nouveau s'y frotter. Après le match d'hier, ce n'est que justice car il n'a jamais eu l'emprise suffisante pour éteindre la flamme sang et or, même après son ouverture du score sur un joli numéro du duo Pujol-Samassa peu avant l'heure de jeu (1-0, 56e). Au lieu d'enfoncer le clou alors que Chelle avait dû renoncer sur blessure, les hommes de Montanier ont trop accepté la domination lensoise pour s'installer dans un jeu de contres où ils n'ont guère été performants, hormis sur une tentative de Samassa servi par son compère Pujol (68 e). Surtout, ils sont trop souvent allés à la faute et on sentit au fil du match que cette avalanche de coups de pied arrêtés allait mal finir pour eux. À la dernière minute, Sertic eut ainsi la bonne inspiration pour servir Boukari qui égalisa avec l'aide du mur (1-1, 90e).
« On n'a pas été bons »
Cette action, qui avait été travaillée à l'entraînement - on met un billet là-dessus - a totalement piégé un VA regroupé dans sa surface. « C'est bien vu de la part de Lens », souligna Montanier. « On n'a pas été très bons et on a surtout commis beaucoup trop de fautes », jugea l'entraîneur qui se montra extrêmement déçu d'avoir lâché deux points si près du gong.
Jean-Guy Wallemme, lui, a apprécié le retour de ses joueurs. « Il aurait été immérité qu'on perde ce match. Les garçons ont combattu cette injustice », souligna-t-il. Il a raison car si, hier, Lens n'a pris qu'un point, il a en revanche montré un esprit accrocheur plutôt rassurant.
VA, de son côté, paye désormais très clairement son effectif décimé. Dix joueurs sur le flanc hier, trois débutants au coup d'envoi (Pallois, Dossevi, Loriot)... Ça faisait beaucoup et sans doute trop pour avoir les idées claires.
La première période, enfouie sous les approximations de part et d'autre, fut ainsi une contre publicité totale et l'équipe qui recevait était la plus montrée du doigt. Lens fut plus cohérent et montra un visage plus serein. Bien organisés derrière, les hommes de Wallemme surent piquer grâce à la vitesse de Maoulida, qui ne cadra pas (4e) et par Bédimo, qui croisa trop sa frappe (30e).
Sans vitesse et sans idée, VA devait, pour sa part, attendre l'erreur de l'adversaire pour se montrer dangereux. Ce fut le cas quand une tête de Chelle en arrière démarqua Pujol dans la surface pour une reprise que Runje bloqua avec talent (8e). La défense artésienne chancela encore sur une mésentente entre Yahia et Runje. Le ballon, mal dégagé, fut repris par Samassa, mais une jambe de Runje sauva le Racing (37e). En seconde période, VA, reboosté par l'entrée de Ducourtioux, afficha une bien meilleure maîtrise jusqu'à l'ouverture du score. Mais, signe de son manque de repères actuel, il ne sut pas tuer son match et ne chercha même pas vraiment à le faire.
Récompense
Concentré sur son organisation défensive, il laissa le ballon à Lens, qui percuta dans tous les sens de manière désordonnée et sans être vraiment dangereux. Alors qu'on le voyait buter sur un mur, le Racing fut récompensé de son activité avec cette égalisation providentielle mais méritée (1-1, 90e ).
Derrière, Valenciennes constata les dégâts, remit le nez devant et faillit même emporter la mise sur une reprise de Danic à 18 mètres qui fut contréein extremis. Il était toutefois un peu tard pour avoir des regrets.



























