Samassa avait gardé une dernière cartouche pour un vrai coup de maître
dimanche 12.02.2012, 05:36 - PAR PIERRE DIÉVAL
Gaël Danic et ses équipiers ont signé hier leur troisième victoire en une semaine. - PHOTO DIDIER CRASNAULT
| VALENCIENNES - NANCY |
À quelques secondes près, VA passait à côté d'une opération hyper rentable de nature à lui offrir un tout petit peu de confort. Mais Zorro Samassa apparut au bon moment pour changer brutalement le cours des événements. Ces trois points ont une saveur infinie...
Les séries sont d'abord faites pour être enrichies. C'est ce que doivent se dire les Valenciennois qui, en l'espace d'une semaine, auront donc réussi la performance de signer trois victoires consécutives dont une - cerise sur le gâteau - en Coupe de France face au voisin et champion lillois. L'avancée est significative, même si elle ne constitue pas une fin en soi, et témoigne d'une belle force de caractère dans la mesure où cet heureux enchaînement avait été précédé d'un revers au stade du Hainaut face à Ajaccio.
Pas volé
Longtemps, hier, on a pu croire - Daniel Sanchez le premier - que les effluves de ce sinistre résultat flottaient d'ailleurs encore sur les lieux. « On gagne mais on aurait pu finir aussi à 0-0. Avec un tel score, il pouvait tout se passer et, sincèrement, j'ai repensé à Ajaccio... » Réminiscences inutiles puisqu'il y eut ce but ultime de ce bon Mamadou Samassa qui, en l'occurrence, sut réagir vite et bien au sortir d'une vraie séquence gag. Voir deux joueurs (Dossevi et Cohade) rater leur tir avec une telle amplitude, dans la même seconde ou presque, n'est pas banal. Mais de cet échec simultané, l'attaquant valenciennois tira un profit inespéré. Car il faut bien avouer qu'on n'imaginait plus alors que la situation puisse se décanter aussi radicalement.
VA avait tenté beaucoup de choses en dépit de réticences certaines dans le jeu et s'était même procuré quelques occasions sérieuses depuis le début de la seconde mi-temps. Mater avait, par exemple, obligé Ndy Assemblé à sortir le grand jeu (56e), après qu'Aboubakar eut rencontré un pied adverse (54).
Puis, Camara avait trop croisé son tir comme le même Aboubakar un peu plus tard (70e).
Pour faire bonne mesure, le Camerounais avait côtoyé la réussite d'encore plus près sur la fin, Nancy ne devant, sur ce coup-là, qu'à un sauvetage d'Haidara sur la ligne de ne pas être secoué (80e).
Bref, les Valenciennois s'étaient multipliés, gommant ainsi une partie de leurs hésitations antérieures. C'était d'autant plus judicieux que les Nancéiens, sans révéler de vraies dispositions à sortir de leurs schémas hermétiques, avaient quand même mis deux ou trois fois le nez à la fenêtre (Karaboué, 59e et 61e Niculae, 65e).
Le terreau méritait d'être exploité. Encore fallait-il trouver le bon vecteur de déséquilibre. Samassa se mua volontiers dans le rôle d'exécuteur des hautes oeuvres. Pas mal pour... un intermittent du spectacle (1-0, 90e + 2). VA revenait sans doute de loin. Mais ce n'était pas volé. « Deux victoires sur trois matchs (en championnat), c'est positif, estima Daniel Sanchez. On est allés récupérer les points perdus contre Ajaccio et il faut s'en réjouir. Longtemps, on a joué de façon trop statique, on n'a pas su donner assez de rythme. Mais, moralement, cette victoire doit nous inciter à continuer dans cette voie-là. » Chiche ?























