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La Voix du Nord - 08/05/2007
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QUATRE JOURS : L’ÉTAPE DU JOUR
Prologue : on peut toujours leur souhaiter bon vent !
 Excellent pistard et spécialiste du contre-la-montre, Bradley Wiggins est l’un des favoris de la première étape des Quatre Jours. Comme partout dans la région, le vent s’est levé sur la côte. Depuis hier, les masses d’air s’engouffrent avec force dans les artères dunkerquoises.
Un obstacle inattendu qui pimentera une première étape contre la montre (ce qui n’est pas arrivé depuis vingt ans) plate. Du coup, plusieurs directeurs sportifs se sont penchés avec un peu plus d’attention sur les prévisions météorologiques.

PAR FRÉDÉRIC RETSIN
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO AFP


La pluie est annoncée tout à l’heure au moment des premiers départs. On prévoit aussi quelques éclaircies au fil des heures. Mais comme s’il fallait une preuve supplémentaire de l’intérêt que porte Jean-René Bernaudeau aux Quatre Jours, le manageur de Bouygues Telecom a précautionneusement établi l’ordre de ses coureurs en casant Pierrick Fedrigo dans la meilleure fenêtre horaire. La victoire finale se joue parfois sur un détail. Surtout si ce chrono détermine la conduite de la course jusqu’à Cassel. À Dunkerque, on n’a pas les Alpes pour rattraper le temps perdu.



Wiggins en rose avant le jaune ?


Malgré tout le soin porté à sa préparation, le Marmandais (vainqueur en 2005) perdra sans doute quelques plumes face à des spécialistes comme Sébastien Rosseler (Quick Step), le dernier à s’élancer à 17 h 35, Bert Roesems (Predictor-Lotto) ou Bradley Wiggins (Cofidis) qui prendra quelques repères intéressants avant le prologue du Tour de France à Londres (7 juillet).


C’est presqu’une obsession : le Britannique rêve d’endosser le premier maillot jaune cet été dans son pays. Ce qui ne l’empêche pas de lorgner dès ce soir sur le rose. « Il est motivé », précise son directeur sportif, Alain Deloeuil, qui s’est longuement entretenu hier avec son double champion du monde sur piste (poursuite individuelle et par équipes) pour lui communiquer toutes les caractéristiques du circuit dunkerquois (9  km).

Deuxième du contre-la-montre au circuit de la Sarthe (8,8 km à deux secondes de Klöden), Wiggins est revenu dans le coup après une période de flottement que son transfert dans le groupe nordiste n’avait pas réussi à apaiser. « On l’a découvert l’an passé, il parlait déjà beaucoup trop de ces chronos », se souvient encore Deloeuil. « Il me faisait penser à Chris Boardman. Il n’avait que cela en tête. Il finissait par oublier qu’il était aussi coureur et se mettait une pression incroyable. Je l’ai vu complètement détruit après être passé au travers du prologue de Paris - Nice. Ensuite, il a compris qu’il lui restait encore beaucoup de travail à accomplir après celui du Tour, à Strasbourg. J’espère qu’on a réussi à le décontracter… »


À l’heure où la rumeur des aveux lâchés par Ivan Basso au comité olympique italien se répandait (lire par ailleurs) – «  Tant mieux, il faut que la pelote se dévide », jubilait Marc Madiot dans les couloirs de l’hôtel de ville –, il nous revenait les paroles sans concession prononcées cet hiver par l’Anglais au micro de la BBC : « Après le dernier Tour de France, je ne me suis pas senti fier d’être coureur. L’affaire Puerto a créé un terrible désordre. J’espère qu’on ira au bout de l’affaire Puerto même si je doute qu’on puisse faire toute la vérité sur ce dossier. Quant à Landis, il m’a rendu malade. Il nous a tous pris pour des imbéciles. » Il ne manque déjà pas de lucidité. •
 

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