La Voix du Nord - 09/05/2007 |
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Bradley Wiggins est un garçon ponctuel. On attendait le Britannique sur un parcours tracé pour ses possibilités de gros rouleur. Il a parfaitement répondu aux espoirs de son équipe pour offrir une cinquième victoire depuis le début de la saison à Cofidis. Mais il ne se voit pas tenir jusqu’au terme de ces Quatre Jours.sport@lavoixdunord.fr
PHOTOS PATRICK DELECROIX
Le maillot rouge a logiquement viré au rose pour le Mancunien. Annoncé comme l’un des favoris de cette première étape, Wiggins a réussi une performance remarquable en bouclant les 9 km du circuit dunkerquois en 10’39’’ (50,704 km/h de moyenne), le nez au vent et la bouche largement ouverte, reléguant l’étonnant William Bonnet (chef de file d’une formation Crédit Agricole qui a aussi placé Engoulvent, Renshaw, Laurent et Edaleine jusqu’à la 22e place) à 12 secondes, Sébastien Joly (FDJ) à 26 secondes, Bert Roesems (Predictor-Lotto) à 31 secondes et Sébastien Rosseler (Quick Step) à 35 secondes.
Un homme en colère
« Cofidis avait besoin de cette victoire », lâchait Alain Deloeuil après l’arrivée. Wiggins aussi. L’an passé, l’Anglais avait vu défiler les places sur presque tous les chronos cochés sur son agenda. De Paris - Nice au Dauphiné-Libéré, en passant par le Tour de France, il s’enfonçait progressivement dans la spirale négative du doute : « Toujours au-delà des vingt premiers et le sentiment injuste que je ne pouvais pas faire mieux. J’ai craqué dans la tête. Après Strasbourg, je me disais que je faisais le Tour uniquement pour tenter de le finir. Rien de très motivant. » C’est donc la piste qui a relancé ce grand échassier (1,89 m ; 76 kg) supporteur de Manchester United. Champion olympique de la poursuite individuelle aux Jeux d’Athènes, il avait ensuite entamé une brisure pour revenir cette année à Palma de Majorque afin de qualifier l’équipe britannique à Pékin (titre mondial) et rafler accessoirement le maillot arc-en-ciel de l’exercice individuel. « Un déclic », admet-il tout en se projetant sur le prologue du prochain Tour de France qui sera lancé de Londres. Hier, il est encore revenu sur les propos très forts tenus sur la tourmente qui secoue son sport depuis un an (lire notre édition d’hier) : « Oui, je suis en colère contre des gars comme Landis ou Basso. J’adore le vélo, je m’entraîne à bloc pour être au top. C’est bien que toutes ces affaires sortent enfin. Je soupire quand je lis les aveux de l’Italien. »














