La Voix du Nord - 10/05/2007 |
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Le « Davidomètre » a encore pris un sacré coup de chaud ! Gamin, le Nordiste suivait les kilomètres d’échappées accumulés par Jacky Durand scrupuleusement rapportés dans une sorte de baromètre dans un magazine spécialisé. Cet attaquant n’allait donc pas se gêner pour piquer l’idée et l’aménager sur son site Internet. Ce matin, le compteur devrait logiquement afficher 890 km d’échappées cumulées depuis le début de l’année.sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS PATRICK DELECROIX
Cet après-midi, les fugues réalisées sur les routes du GP Samyn, du GP de Waregem, des Trois Jours de La Panne, du Tour des Flandres (170 km comme hier) ou des Trois Jours de Flandre occidentale s’effaceront devant le grand bonheur qu’il ressentira en empruntant les routes de sa région avec le maillot rose sur le dos. Malgré deux années pros derrière lui, le rêve lui semblait inaccessible. « En 1994, j’avais pris mon vélo pour assister au contre-la-montre des Quatre Jours qui se disputait au Val-Joly. J’avais été doublé par un concurrent qui s’échauffait. Je ne me serais jamais cru capable de rouler aussi vite… »
« C’est la vie »
À qui a-t-il pensé en enfilant la précieuse tunique ? À Laureen, sa compagne belge amoureuse des chevaux qu’il soutient en peaufinant sa musculation dans l’entretien des litières à la fourche. À Bernard Delchambre, son beau-père, ancien équipier de Jean Stablinski dans l’équipe Sonolor, qui reste son plus fidèle supporteur.
D’une sensibilité parfois extrême, c’est avec une émotion perceptible qu’il a savouré la remise de son maillot rose. Une revanche sur une année 2006 noire : quelques jours avant les championnats de France du contre-la-montre, la potence de son vélo s’était brisée pour le projeter sur le sol. Trois semaines plus tard, une voiture le renversait dans son village, à Momegnies, alors qu’il s’apprêtait à passer des tests en vue d’un engagement chez Cofidis. « C’est la vie, résume-t-il avec un brin de fatalisme. J’espère encore rejoindre une équipe du Pro Tour. J’ai encore deux ans pour arriver au top de mon parcours. Il me manque encore un grand succès. Ça viendra… » En attendant, Boucher promènera sa fierté du côté de Trélon. On sera presque sur le pas de sa porte. Et tant pis s’il n’a pas l’équipe pour jouer la défense du maillot malgré la volonté résolument affichée par son directeur sportif Claude Vancoillie.














