La Voix du Nord - 11/05/2007 |
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LE MAILLOT ROSE
Au courage, David Boucher continue de rêver
Au courage, David Boucher continue de rêver
Malgré son énorme débauche d’énergie de mercredi, David Boucher n’a une fois de plus pas ménagé ses efforts. Avec l’aide de ses équipiers, il préserve son maillot rose pour sept petites secondes.PAR JÉRÔME PERCHERON
sports@lavoixdunord.fr PHOTO PATRICK DELECROIX
Pour sa première journée en rose sur les Quatre Jours, il a fait mieux que se défendre. Pas forcément loti dans la meilleure équipe pour s’atteler à ce genre de tâche, le plus Belge des Français a déjoué toutes les tentatives de ses adversaires. En dépit de la fatigue accumulée après son long raid de la veille en compagnie de Zielinski, il a parcouru les routes de sa région la tête haute. « Nous sommes passés à cinq kilomètres à peine de chez moi.
Ces routes, je les connais par coeur ! Tout au long du parcours, j’ai été encouragé par des membres de ma famille ou des proches. C’est le genre de sensation qui donne des ailes même quand les jambes sont un peu lourdes. »
Petite frayeur
Plutôt habitué à seconder qu’à diriger, le nouveau chef de file des Lanbouwkrediet, s’est plutôt bien accommodé de sa nouvelle fonction et a fait preuve d’une étonnante maturité durant toute la journée. « J’ai parfois du mal à freiner mes efforts, car j’ai toujours eu l’habitude d’y aller à fond, s’amusa-t-il. L’équipe a beaucoup travaillé pour que je puisse garder le maillot. C’est vraiment la victoire de tout un groupe. Nous allons continuer à prendre les étapes comme elles viennent. Mais les choses risquent fortement de se compliquer à Cassel. » Un sentiment partagé par Claude Vancoillie, son directeur sportif, pour qui l’objectif affiché est de garder le maillot rose jusqu’à samedi : « Ce matin, j’avais dit aux coureurs de faire selon leurs possibilités, sans se mettre trop dans le rouge. Clancy et Manning, nos deux Anglais, ont très bien roulé dans la première partie de l’étape, nous permettant ainsi de maîtriser l’écart avec les différents échappés. Le reste de l’équipe a ensuite bien pris les relais. Sur la fin, nous nous sommes contentés de gérer car de nombreuses équipes devaient rouler pour leurs sprinteurs. » Seule petite frayeur dans cette journée quasiment parfaite : une chute à deux kilomètres de l’arrivée que Boucher évita de justesse. « Tout s’est passé très vite, heureusement j’ai eu le temps de freiner. Le plus dur fut de boucher le trou avec le peloton avant la ligne d’arrivée. » Une mission dont il s’acquitta une nouvelle fois avec brio et qui lui permet d’espérer prolonger son bonheur.














