La Voix des Sports - 24/09/2007 |
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On efface tout et on recommence ? Peut-être pas. Mais après une saison galère, Frédéric Sarre et son escouade française, sortie intacte de l’intersaison, ont une deuxième chance.
Pas de deuxième tour européen, pas d’aventure en Coupe, pas de Semaine des As, des clashes (Turner notamment), des blessures à gogo, un staff médical sans grands moyens, etc. 2006-2007 avait juste été rehaussée d’une participation aux play-off, arrachée in extremis (18 victoires, 16 défaites, 8e ), et d’un quart de finale contre Nancy joué avec les crocs.
« On ne traverse jamais la même rivière », philosophe l’entraîneur. Mais, échaudé, le BCM, cinquième masse salariale de Pro A (1,526 M € au sein d’un budget stable de 4,2 M €, soit la 7e enveloppe), se refuse à annoncer des objectifs. Hervé Beddeleem ne plastronne plus à clamer qu’il vise le Top 5 et un titre. « On continue à travailler, à améliorer les structures ; le kiné, c’est noir et blanc avec l’an dernier. On espère ne plus vivre la même scoumoune. Mais on n’a pas fixé d’objectifs, juste gagner le prochain match, sachant que le début sera primordial pour engranger un capital confiance. » Frédéric Sarre : « Ce que je souhaite ? Gagner des matchs ! » Mais encore ? « Tirer le meilleur du groupe à chaque moment, à chaque match. Après, on verra s’il est capable dans une performance moyenne de gagner des matchs ou s’il lui est nécessaire d’être toujours au maximum. Dans ce cas-là, ce serait beaucoup plus épuisant. » Tony Stanley ? « Je n’ai pas d’objectif particulier, juste tout donner pour l’équipe, pour gagner. » L’arrière américain naturalisé ajoute tout de même : « Gravelines, c’est un grand club en France. Tout le monde veut gagner quelque chose ensemble, une Coupe, une Semaine des As. Si on garde la même mentalité et les pieds sur terre, on peut faire quelque chose de bien, gagner le championnat. » Et après tout, pourquoi pas ? Depuis quelques années, la hiérarchie est passée cul par dessus tête. Plus de valeurs étalons, de bastions phares, le championnat, à 16 équipes désormais, s’est à la fois resserré et ouvert, propre à sacrer un Roanne, en juin dernier. « 12 équipes sur 16 peuvent être championnes », avance justement le « direx ».
Hormis l’absence, prévue, de Morlende (arthroscopie en juin), tout le monde a été sur le pont de la préparation. « On a quand même des joueurs issus de cultures différentes, pondère Fred Sarre. Il reste un gros travail dans l’organisation et l’appréhension globale du jeu. Et on est une équipe un peu atypique par rapport aux tendances du basket français. On a un petit “4” (Bunn), qui est un joueur particulier, avec un pivot de 2,09 m (Ostojic) qui n’est pas un pivot bondissant avec des qualités athlétiques de vitesse et de saut, mais avec une vraie connaissance du jeu et la capacité à faire des passes. On sait que le challenge est important. »
Sa direction et son staff veulent se préserver de la pression et des jugements, le BCM, qui bénéficie d’un large financement public (2M €) et notamment du soutien puissant de la Communauté urbaine de Dunkerque, a cependant une obligation de résultats. Après avoir levé des espoirs (finale 2004, Coupe 2005, son unique trophée à ce jour), il fête cette saison ses vingt ans de Pro A. Les attentes sont naturellement fortes.















