La Voix du Nord - 17 février 2006 |
![]() |
Basket-ball - Le BCM a vraiment de quoi être frustré !
En quart de finale de la semaine des As, Gravelines s’est démené pour rejoindre Le Mans à deux reprises avant de céder sur le fil
Dijon (envoyée spéciale). – Dégoûtés, les joueurs gravelinois ont préféré passer la nuit dans le bus plutôt que traîner leur peine à Dijon. Ils ne disputeront pas la demi-finale de la semaine des As, demain contre Villeurbanne. Mais ils n’ont rien à se reprocher, que leur amertume à mâcher.Hier, ils ont pioché très loin au fond d’eux-mêmes et tenu la dragée haute au Mans. À deux reprises, ils l’ont fait vaciller, le contraignant à la prolongation puis l’y bousculant jusqu’au bout. En vain. « Ce soir (hier), on mérite autant la victoire que Le Mans », estime Fabrice Courcier, entraîneur aussi amer que fier du comportement de ses hommes : « On s’est battu avec tellement de volonté et de solidarité que la frustration est énorme. »
La vidéo s’invite
La qualification s’est jouée sur quelques détails : des tirs ouverts qui ne rentrent pas, des shoots lointains précipités en prolongation alors que Le Mans, lui, avait eu la main chaude derrière l’arc. Des coups de sifflet aussi, comme cette cinquième faute douteuse qui élimina Dainius Adomaïtis à trente secondes du buzzer. De cinq points de rang, le capitaine venait pourtant de redonner un ultime espoir aux siens (87-81, 44e ; 87-86, 45e)...
Il y eut encore cette décision inédite des arbitres d’avoir recours à la vidéo à la fin du temps réglementaire, alors qu’aucun texte ne le prévoit. Comme Gravelines, privé de Johnson et Turner, Le Mans allait devoir se passer de Campbell, éliminé, en prolongation.
Au terme de longs palabres, l’intérieur retourna pourtant sur le parquet : la vidéo avait montré que la faute, sa cinquième, devait en fait échoir à Gregory. « Ça change tout », lâche Fabrice Courcier qui refusa pourtant la polémique malgré un arbitrage jugé « peu équitable ». Il y a des soirs où ça ne veut vraiment pas.
En première période, déjà, le BCM avait eu le mérite de ne pas se laisser enfoncer après avoir calé à 12 longueurs (30-18, 15e) malgré un départ tout feu tout flamme impulsé par Tyson Wheeler (16 pts, 14 passes, 6 rebonds). Défense effritée, rythme envolé, il s’était échiné à l’extérieur avant de retrouver, via un cinq plus petit (Adomaïtis et Jonhson dessous) et plus vif, de l’agressivité et de la fluidité offensive (32-31, 19e ).
Dans la foulée, la deuxième mi-temps fut séduisante. Wheeler et Turner, énorme (20 pts, 18 rebonds), s’en donnèrent à coeur joie au sein d’un collectif soudé. Le mano a mano dura jusqu’à l’entame du quatrième quart-temps (59-58, 33e).
Déserté par l’adresse, au contraire du Mans (27 pts pour Guice !), Gravelines fut alors rejeté à dix points (76-66). Il restait 1’30’’ à jouer. Le BCM se rua à l’assaut d’un MSB infoutu de gérer. De trois lancers, Dainius Adomaïtis regonfla le moral maritime. Le bras du Lituanien, qui avait pourtant raté tous ses tirs jusque-là (0/8), ne trembla pas davantage quelques instants plus tard. De trois nouveaux lancers, il expédia le BCM en prolongation alors que le chrono avait fini de tourner (79-79). Las, à coeur vaillant tout n’est pas toujours possible.
Sandrine ARRESTIER
LE MANS - BCM : 91-88 ap (21-16, 37-33, 53-52, 79-79).
Arbitrage de MM. Viator, Radonjic et Bissang ; 2 500 spectateurs environ.
LE MANS : Bokolo 16, Guice 27, Gregory 11, Campbell 13, Koffi 8 puis Ruzic 3, Besok 9, Jacskon 4, Amagou.
BCM : Wheeler 16, Owens 13, Adomaïtis 12, Jonhson 4, Turner 20 puis Kuzminskas 2, Jones 12, Dubiez 9, Kerckhof, Akono.
5ASVEL - DIJON : 69-68.
Aujourd’hui, 18 h : Strasbourg - Nancy ; 20 h 30 : Pau - Bourg.
Demi-finales samedi, finale dimanche.













