La Voix du Nord - 09/06/2006 |
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FEUILLETON - Sur les traces des Éperviers togolais
Invité surprise de la Coupe du monde, le Togo fut le premier des trente-deux qualifiés à prendre ses quartiers en Allemagne, le 15 mai, à quelques kilomètres du lac de Constance.
Dans la très tranquille petite cité de Wangen, qui accueille les Togolais, les devantures des magasins se sont même mises aux couleurs de ces inattendus hôtes africains.
Le grand plongeon dans la compétition est désormais imminent pour ce pays de cinq millions d’habitants, dix fois moins grand que la France, coincé entre le Bénin, le Burkina-Faso et le Ghana. Mardi, les « Éperviers », comme on les surnomme au pays, affronteront la Corée du Sud, à Francfort. Ils retrouveront ensuite la Suisse, et bien sûr les « Bleus », le 23 juin, lors du troisième et dernier match de poule. Un rendez-vous avec l’histoire pour ce pays qui est resté sous protectorat français jusqu’en 1960, année de son indépendance et qui, depuis, a malheureusement bien du mal à flirter avec la démocratie. Minés par des conflits de pouvoir et la rivalité ethnique entre ceux du Sud et ceux du Nord, les Togolais ont néanmoins l’occasion de se rassembler derrière un seul but, briller en Coupe du monde !
Nordistes
Un pari ? Une gageure répondrait même certains. Car depuis leur qualification pour le Mondial, les « Éperviers » se sont un peu perdus en route et ont accumulé les défaites, notamment en janvier dernier lors de la Coupe d’Afrique des nations. Entraîné par l’Allemand Otto Pfister depuis mars, le Togo ne possède qu’un seul joueur de calibre international, l’imprévisible attaquant, Emmanuel Adebayor, qui a longtemps joué en France avant d’être transféré l’hiver dernier à Arsenal. On y retrouve aussi des connaissances nordistes, comme le Valenciennois Dossevi, l’ex-Dunkerquois Malm et l’ex-Lillois Olufade.
À Lomé, la capitale, mais aussi en France, où leur communauté est nombreuse, on est impatient de voir comment vont se comporter les Togolais. Ainsi, pendant toute la durée de leur aventure, vous marcherez avec nous sur les traces de ces sympathiques « Éperviers ».
À suivre.
Dans la très tranquille petite cité de Wangen, qui accueille les Togolais, les devantures des magasins se sont même mises aux couleurs de ces inattendus hôtes africains.
Le grand plongeon dans la compétition est désormais imminent pour ce pays de cinq millions d’habitants, dix fois moins grand que la France, coincé entre le Bénin, le Burkina-Faso et le Ghana. Mardi, les « Éperviers », comme on les surnomme au pays, affronteront la Corée du Sud, à Francfort. Ils retrouveront ensuite la Suisse, et bien sûr les « Bleus », le 23 juin, lors du troisième et dernier match de poule. Un rendez-vous avec l’histoire pour ce pays qui est resté sous protectorat français jusqu’en 1960, année de son indépendance et qui, depuis, a malheureusement bien du mal à flirter avec la démocratie. Minés par des conflits de pouvoir et la rivalité ethnique entre ceux du Sud et ceux du Nord, les Togolais ont néanmoins l’occasion de se rassembler derrière un seul but, briller en Coupe du monde !
Nordistes
Un pari ? Une gageure répondrait même certains. Car depuis leur qualification pour le Mondial, les « Éperviers » se sont un peu perdus en route et ont accumulé les défaites, notamment en janvier dernier lors de la Coupe d’Afrique des nations. Entraîné par l’Allemand Otto Pfister depuis mars, le Togo ne possède qu’un seul joueur de calibre international, l’imprévisible attaquant, Emmanuel Adebayor, qui a longtemps joué en France avant d’être transféré l’hiver dernier à Arsenal. On y retrouve aussi des connaissances nordistes, comme le Valenciennois Dossevi, l’ex-Dunkerquois Malm et l’ex-Lillois Olufade.
À Lomé, la capitale, mais aussi en France, où leur communauté est nombreuse, on est impatient de voir comment vont se comporter les Togolais. Ainsi, pendant toute la durée de leur aventure, vous marcherez avec nous sur les traces de ces sympathiques « Éperviers ».
STÉPHANE CARPENTIER
À suivre.












