La Voix du Nord - 15/06/2006 |
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NOTRE CONSULTANT - Papin : « Joueurs et presse, des rapports particuliers »
Consultant de « La Voix du Nord », Jean-Pierre Papin nous livre ses impressions sur le Mondial 2006.
« J’ai trouvé la presse relativement dure avec l’équipe de France ce matin (hier). C’est vrai qu’on est tous été déçus par le match parce qu’on s’attendait à mieux mais je pense que certains médias sont allés un peu loin. Lors d’une Coupe du monde ou d’un Euro, la presse est à disposition des joueurs dès le matin. Les joueurs ont le choix de lire ou de ne pas lire mais quasiment tous parcourent la presse.
Il est vrai que le rapport joueur-presse est très particulier. Quand on est bon, on aime bien être flatté et, surtout, c’est un élément qui donne confiance.
Quand un joueur a raté son match, il le sait. Et si la presse en rajoute une couche, c’est quelque chose qu’on vit très mal. Quitte à bouder les points presse pendant quelque temps… En tant qu’entraîneur, j’essaierai de protéger mes joueurs. Je ferai en sorte qu’il y ait toujours un accompagnateur au moment des points presse. Car cela peut déraper. Un mot peut être mal interprété. Ce n’est pas un exercice facile pour les joueurs. Dans les formations d’entraîneur, on reçoit des cours sur ce sujet, sur les effets d’un mot mal utilisé. Je pense que les joueurs de l’équipe de France ont dû être touchés par ces critiques. Est-ce que cela peut les piquer au vif ? Je ne pense pas. Ils sont habitués à ce fonctionnement. À Marseille, je me souviens qu’il y avait trois journaux et les trois n’étaient jamais d’accord sur les notes données aux joueurs. C’était devenu un gros sujet de plaisanterie dans le groupe.
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« J’ai trouvé la presse relativement dure avec l’équipe de France ce matin (hier). C’est vrai qu’on est tous été déçus par le match parce qu’on s’attendait à mieux mais je pense que certains médias sont allés un peu loin. Lors d’une Coupe du monde ou d’un Euro, la presse est à disposition des joueurs dès le matin. Les joueurs ont le choix de lire ou de ne pas lire mais quasiment tous parcourent la presse.
Il est vrai que le rapport joueur-presse est très particulier. Quand on est bon, on aime bien être flatté et, surtout, c’est un élément qui donne confiance.
Quand un joueur a raté son match, il le sait. Et si la presse en rajoute une couche, c’est quelque chose qu’on vit très mal. Quitte à bouder les points presse pendant quelque temps… En tant qu’entraîneur, j’essaierai de protéger mes joueurs. Je ferai en sorte qu’il y ait toujours un accompagnateur au moment des points presse. Car cela peut déraper. Un mot peut être mal interprété. Ce n’est pas un exercice facile pour les joueurs. Dans les formations d’entraîneur, on reçoit des cours sur ce sujet, sur les effets d’un mot mal utilisé. Je pense que les joueurs de l’équipe de France ont dû être touchés par ces critiques. Est-ce que cela peut les piquer au vif ? Je ne pense pas. Ils sont habitués à ce fonctionnement. À Marseille, je me souviens qu’il y avait trois journaux et les trois n’étaient jamais d’accord sur les notes données aux joueurs. C’était devenu un gros sujet de plaisanterie dans le groupe.
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