La Voix du Nord - 18/06/2006 |
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Papin : « Avant un tel match, on cogite, c’est humain »
Consultant pour « La Voix du Nord » pour le Mondial, Jean-Pierre Papin nous livre ses impressions.
« À quelques heures d’un match aussi important que France - Corée, chaque joueur a ses petites manies pour se préparer. Il y a toujours des petits rituels à suivre. Les joueurs sont en général très fétichistes.
Généralement, le groupe est relativement décontracté. L’un des moments les plus importants est la nuit qui précède la rencontre. Une fois qu’on se retrouve seul dans son lit, on cogite. C’est humain. Le piège est alors de disputer le match dans sa tête toute la nuit. Pour éviter cela, les joueurs ont chacun leurs petites idées.
J’ai connu des joueurs qui prenaient des cachets pour mieux trouver le sommeil. On gère cela en fonction de ses habitudes. C’est sans doute plus facile pour les joueurs qui ont du vécu à ce niveau-là. En revanche, c’est plus compliqué pour les jeunes ou pour ceux qui n’ont jamais connu un tel niveau de compétition. Une fois la nuit passée, les choses vont très très vite. Le coach dictera les dernières consignes lors de la causerie. À ce niveau, les joueurs savent parfaitement ce qu’ils ont à faire. La causerie devrait être courte. J’ai connu des entraîneurs qui aimaient faire long, il faut bien avouer qu’à partir d’un certain temps, l’attention n’est plus la même.
Bien sûr, je ne manquerais pour rien au monde le match de dimanche. J’ai vraiment l’espoir de voir les Bleus mettre fin à toutes les interrogations à leur sujet. »t
« À quelques heures d’un match aussi important que France - Corée, chaque joueur a ses petites manies pour se préparer. Il y a toujours des petits rituels à suivre. Les joueurs sont en général très fétichistes.
Généralement, le groupe est relativement décontracté. L’un des moments les plus importants est la nuit qui précède la rencontre. Une fois qu’on se retrouve seul dans son lit, on cogite. C’est humain. Le piège est alors de disputer le match dans sa tête toute la nuit. Pour éviter cela, les joueurs ont chacun leurs petites idées.
J’ai connu des joueurs qui prenaient des cachets pour mieux trouver le sommeil. On gère cela en fonction de ses habitudes. C’est sans doute plus facile pour les joueurs qui ont du vécu à ce niveau-là. En revanche, c’est plus compliqué pour les jeunes ou pour ceux qui n’ont jamais connu un tel niveau de compétition. Une fois la nuit passée, les choses vont très très vite. Le coach dictera les dernières consignes lors de la causerie. À ce niveau, les joueurs savent parfaitement ce qu’ils ont à faire. La causerie devrait être courte. J’ai connu des entraîneurs qui aimaient faire long, il faut bien avouer qu’à partir d’un certain temps, l’attention n’est plus la même.
Bien sûr, je ne manquerais pour rien au monde le match de dimanche. J’ai vraiment l’espoir de voir les Bleus mettre fin à toutes les interrogations à leur sujet. »t












