La Voix du Nord - 21/06/2006 |
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LE FEUILLETON Les Éperviers, mais qui sont ces drôles d’oiseaux ?
Malgré les défaites contre la Corée et la Suisse, les Togolais sont tous fiers de leurs Éperviers. De drôles d’oiseaux peu connus avant la Coupe du monde mais dont le terrain de chasse a gagné en prestige.
Pourquoi les Togolais sont-ils des Éperviers ? « L’épervier est un rapace de taille moyenne capable de voler à haute altitude. Il plane au-dessus des villages, et grâce à sa vue très fine, il repère sa proie. Il fond alors sur elle à une allure impressionnante », explique Achille, qui est venu du Togo avec sa femme Yvonne, grâce aux billets offerts par le port autonome de Lomé, où ils travaillent. « Les qualités de l’épervier, la vision et la rapidité, sont celles qui caractérisent notre équipe nationale », déclare Achille derrière un large sourire.
Depuis dix ans seulement
Si les supporteurs venus du pays connaissent tous les origines du surnom de leur équipe, les expatriés vivant en Allemagne ou en France, sont, en revanche, moins au parfum. « L’épervier est un rapace, mais je ne suis pas sûr de savoir pourquoi on a choisi cet animal comme emblème », précise Alfa, qui habite Hanovre depuis quinze ans. « Je me souviens que dans mon village, au pays, on se méfiait de ces oiseaux qui attaquaient les poussins, ce doit être de bons chasseurs », poursuit-il.
Voilà en fait seulement une petite dizaine d’années que les Togolais ont gagné leur surnom d’Éperviers. « Un journaliste a écrit ça une fois après une belle victoire, et la Fédération l’a repris ensuite. Comme en Afrique on aime les surnoms d’animaux, le terme est très vite devenu populaire, raconte Mathias, journaliste à Radio Lomé. Aujourd’hui, l’épervier est carrément devenu l’emblème de la "Fédé". » Sur leur poitrine, pendant l’hymne national, les joueurs arborent fièrement l’animal qui tient le ballon dans ses serres, annonçant ainsi qu’ils se battront bec et ongles.
S’ils n’ont pas encore le prestige des Éléphants de Côte d’Ivoire ou des Lions indomptables du Cameroun, la notoriété des Éperviers a relégué dans l’ombre d’autres bestioles ailées comme les Aigles de Carthage (Tunisie) ou les Super Eagles du Nigeria. Qu’en sera-t-il face au coq français ?
Pourquoi les Togolais sont-ils des Éperviers ? « L’épervier est un rapace de taille moyenne capable de voler à haute altitude. Il plane au-dessus des villages, et grâce à sa vue très fine, il repère sa proie. Il fond alors sur elle à une allure impressionnante », explique Achille, qui est venu du Togo avec sa femme Yvonne, grâce aux billets offerts par le port autonome de Lomé, où ils travaillent. « Les qualités de l’épervier, la vision et la rapidité, sont celles qui caractérisent notre équipe nationale », déclare Achille derrière un large sourire.
Depuis dix ans seulement
Si les supporteurs venus du pays connaissent tous les origines du surnom de leur équipe, les expatriés vivant en Allemagne ou en France, sont, en revanche, moins au parfum. « L’épervier est un rapace, mais je ne suis pas sûr de savoir pourquoi on a choisi cet animal comme emblème », précise Alfa, qui habite Hanovre depuis quinze ans. « Je me souviens que dans mon village, au pays, on se méfiait de ces oiseaux qui attaquaient les poussins, ce doit être de bons chasseurs », poursuit-il.
Voilà en fait seulement une petite dizaine d’années que les Togolais ont gagné leur surnom d’Éperviers. « Un journaliste a écrit ça une fois après une belle victoire, et la Fédération l’a repris ensuite. Comme en Afrique on aime les surnoms d’animaux, le terme est très vite devenu populaire, raconte Mathias, journaliste à Radio Lomé. Aujourd’hui, l’épervier est carrément devenu l’emblème de la "Fédé". » Sur leur poitrine, pendant l’hymne national, les joueurs arborent fièrement l’animal qui tient le ballon dans ses serres, annonçant ainsi qu’ils se battront bec et ongles.
S’ils n’ont pas encore le prestige des Éléphants de Côte d’Ivoire ou des Lions indomptables du Cameroun, la notoriété des Éperviers a relégué dans l’ombre d’autres bestioles ailées comme les Aigles de Carthage (Tunisie) ou les Super Eagles du Nigeria. Qu’en sera-t-il face au coq français ?
STÉPHANE CARPENTIER












