La Voix des Sports - 10/07/2006 |
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Les promesses d’avenir de Franck Ribéry
La finale : Italie - France
Berlin (de l’un de nos envoyés spéciaux). – Le Boulonnais a, malgré la défaite, affiché de belles aptitudes. Rassurant pour le futur de l’équipe de France.BARTHEZ (4/10). – Une première période en dessous de la moyenne. Attentiste sur les corners de Pirlo, il n’a pas suffisamment rassuré sa défense, cédant sur une tête de Materazzi (1-1, 19e). Sauvé par sa transversale sur celle de Toni (35e), il a paru plus concentré après. Jamais décisif pendant les tirs au but.
SAGNOL (5). – Plutôt offensif en première période, quand les Bleus ne tournaient pas, il a freiné ensuite, quand l’équipe de France jouait davantage. Son premier centre vraiment dangereux faillit profiter à Zidane (104e).
THURAM (7). – Il fut longtemps le seul à émerger de la défense bleue. Il a coupé quelques actions brûlantes (14 e, 28e, 35e), et fait parler son expérience.
GALLAS (5). – En difficulté parfois devant Toni et Totti. Il a profité de la baisse de régime physique des Italiens en seconde période pour jouer plus sereinement.
ABIDAL (6). – Il a livré un match sérieux, en s’appliquant surtout à n’oublier personne dans son dos. Un caviar pour Henry, gâché par le Gunner (52e).
MAKELELE (5). – On n’a pas vu le vrai Makelele, surtout en première période, où il perdit un nombre important de ballons. Beaucoup peu mieux par la suite.
VIEIRA (6). – Un gros travail physique à la récupération. D’habitude impérial dans les airs, il a pourtant dû s’incliner devant Materazzi sur le premier but italien (19e). Touché derrière la cuisse après la pause, il a été remplacé par le Lensois DIARRA (56e), monté en puissance en récupérant quelques ballons chauds dans les pieds italiens.
RIBÉRY (6). – Parfois emporté par sa fougue et sa jeunesse, mais peut-on lui reprocher en finale de Coupe du monde, et à son âge ? Son énergie a été précieuse. Deux frappes à côté (50e, 69e), et la volonté de toujours provoquer. À deux doigts de marquer le but décisif sur un service d’Henry (99e). Remplacé sous une ovation par TREZEGUET (100e ), qui a donc manqué le tir au but qu’il ne fallait pas.
ZIDANE (6). – Il aime marquer en finale de Coupe du monde. Cette fois, c’est sur un penalty transformé avec classe et culot (1-0, 7e). Ensuite, il a été contraint de jouer dans de petits périmètres, coincé dans la jungle du milieu adverse. Une tête somptueuse boxée par Buffon (104e), avant d’être expulsé pour un coup de tête idiot au plexus de Materazzi, qui l’avait provoqué (110 e).
MALOUDA (6). – Emprunté en première période, à l’image des Bleus, même s’il a provoqué le penalty sur sa première incursion. Il aurait pu bénéficier d’un deuxième penalty sur une faute de Zambrotta (54e). Beaucoup d’allant en zone offensive, malgré le déchet de son dernier geste.
HENRY (5). – Beaucoup de courses mais peu de ballons. Il y est donc allé tout seul (46e, 50 e), avant de trouver Buffon sur sa route (63e). Il n’a pas toujours fait les bons choix, comme sur service d’Abidal où il tarda à frapper (52e). Il est tombé sur un immense Cannavaro. Remplacé par WILTORD (107e).
Antoine PLACER
Photo Didier CRASNAULT















