La Voix du Nord - 11/07/2006 |
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L’avenir, c’est déjà demain
Le rêve français de rafler une deuxième Coupe du monde s’est évaporé avec l’échec final de Trezeguet lors de la séance des tirs au but et, bien sûr, l’expulsion de Zidane. Pour autant, le bilan global des Français en Coupe du monde est loin d’être mauvais.
Même s’il ressentait une légitime déception face aux cruelles évidences d’une fin de match frustrante, Raymond Domenech a toutes les raisons, cependant, de nourrir une réflexion positive concernant l’aventure des Bleus en Allemagne.
Mais tout va très vite et, dès demain, il faudra reconstruire une autre équipe de France, le paradoxe étant que, malgré son éclosion à partir des huitièmes de finale et un parcours dans l’ensemble très riche, cette France-là, articulée autour de ses glorieux anciens revenus aux affaires en 2005, est déjà « morte ». Une victoire n’aurait d’ailleurs rien changé puisque Zidane, Thuram, Barthez et Makelele et peut-être même Wiltord ne seront en principe plus là.
La question essentielle, à l’aube donc d’une nouvelle ère, est de savoir si Raymond Domenech peut encore être l’homme de la situation. La tendance incite à penser qu’il le sera. Aujourd’hui, le Conseil fédéral de la FFF se réunit à Paris et, logiquement, Jean-Pierre Escalettes, le président, devrait valider l’option d’une prolongation de deux ans.
L’Italie le 6 septembre
Restera ensuite à bâtir une autre sélection, d’autres axes, d’autres relations stratégiquement fiables et susceptibles de tenir la route dès septembre avec le début des éliminatoires de l’Euro 2008. Le 2 septembre, la France sera déjà en Géorgie et le 6 septembre, elle recevra... l’Italie au Stade de France. Mais le 16 juillet, un match amical en Bosnie-Herzégovine lancera le mouvement.
Sur quelles bases Domenech – s’il était maintenu à son poste – pourrait-il travailler ? Avec d’autres hommes, d’autres recettes inévitablement.
– Gardiens : Coupet est en pole pour succéder à Barthez qui a décidé d’arrêter avec les Bleus. Mais derrière lui, il y a aussi Landreau, Frey, Itandje, Pelé.
– Défenseurs : Sagnol reste. Mexès et Clerc représentent pour leur part l’avenir, au même titre que Gallas, Abidal et Boumsong déjà en place.
Evra pourrait revenir avec des jeunes comme Zubar, Bourrillon, Planus ou Kaboul.
– Milieux : Toulalan s’impose naturellement. Diarra qui a joué une grande partie de la finale de Berlin, Mavuba, Gourcuff, Flamini, voire Bodmer devraient pouvoir s’exprimer, sachant que Vieira pourrait jouer le rôle du « grand frère » avec Malouda.
– Attaquants : dans le sillage de Ribéry, révélation française du Mondial, des Benzema, Sinama-Pongolle, Menez pourraient apparaître pour épauler Henry, Trezeguet et Saha.
P. DI.
Même s’il ressentait une légitime déception face aux cruelles évidences d’une fin de match frustrante, Raymond Domenech a toutes les raisons, cependant, de nourrir une réflexion positive concernant l’aventure des Bleus en Allemagne.
Mais tout va très vite et, dès demain, il faudra reconstruire une autre équipe de France, le paradoxe étant que, malgré son éclosion à partir des huitièmes de finale et un parcours dans l’ensemble très riche, cette France-là, articulée autour de ses glorieux anciens revenus aux affaires en 2005, est déjà « morte ». Une victoire n’aurait d’ailleurs rien changé puisque Zidane, Thuram, Barthez et Makelele et peut-être même Wiltord ne seront en principe plus là.
La question essentielle, à l’aube donc d’une nouvelle ère, est de savoir si Raymond Domenech peut encore être l’homme de la situation. La tendance incite à penser qu’il le sera. Aujourd’hui, le Conseil fédéral de la FFF se réunit à Paris et, logiquement, Jean-Pierre Escalettes, le président, devrait valider l’option d’une prolongation de deux ans.
L’Italie le 6 septembre
Restera ensuite à bâtir une autre sélection, d’autres axes, d’autres relations stratégiquement fiables et susceptibles de tenir la route dès septembre avec le début des éliminatoires de l’Euro 2008. Le 2 septembre, la France sera déjà en Géorgie et le 6 septembre, elle recevra... l’Italie au Stade de France. Mais le 16 juillet, un match amical en Bosnie-Herzégovine lancera le mouvement.
Sur quelles bases Domenech – s’il était maintenu à son poste – pourrait-il travailler ? Avec d’autres hommes, d’autres recettes inévitablement.
– Gardiens : Coupet est en pole pour succéder à Barthez qui a décidé d’arrêter avec les Bleus. Mais derrière lui, il y a aussi Landreau, Frey, Itandje, Pelé.
– Défenseurs : Sagnol reste. Mexès et Clerc représentent pour leur part l’avenir, au même titre que Gallas, Abidal et Boumsong déjà en place.
Evra pourrait revenir avec des jeunes comme Zubar, Bourrillon, Planus ou Kaboul.
– Milieux : Toulalan s’impose naturellement. Diarra qui a joué une grande partie de la finale de Berlin, Mavuba, Gourcuff, Flamini, voire Bodmer devraient pouvoir s’exprimer, sachant que Vieira pourrait jouer le rôle du « grand frère » avec Malouda.
– Attaquants : dans le sillage de Ribéry, révélation française du Mondial, des Benzema, Sinama-Pongolle, Menez pourraient apparaître pour épauler Henry, Trezeguet et Saha.
P. DI.












