La Voix du Nord - 11/07/2006 |
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« "Zizou" ! "Zizou" ! "Zizou" ! » peut partir en paix : la France ne lui en veut pas
Franchement, il n’avait pas l’air bien fier de lui, « Zizou ». Preuve que l’on peut perdre la lucidité un soir sur le gazon allemand et la retrouver le lendemain, sous les ors d’une République il est vrai conquise. Car c’est bien ce qui devrait lui rester, au terme de sa première journée de retraité : la France ne lui en veut pas.À PARIS PAR ÉRIC DUSSART
reportages@lavoixdunord.frPHOTO AFP
C’est même le président en personne qui s’est chargé de lui faire comprendre, à grands coups de ces superlatifs dont Jacques Chirac n’est jamais avare, quand il s’agit d’aller dans le sens du vent. « Cher Zinedine Zidane, ce que je veux dire à un moment dur de votre carrière, c’est l’admiration, c’est l’affection de la nation tout entière, son respect aussi. » Les yeux baissés, crispé comme il l’est au moment de recevoir un carton rouge, l’idole écoutait sans broncher, tandis que le président, lancé comme s’il déboulait vers le but italien, décrivait « un homme de coeur, d’engagement, de conviction », saluait le « virtuose » et même s’enthousiasmait au « génie du football mondial ».
Il était loin de se douter, M. Chirac, qu’à quelques centaines de mètres de son palais, sur la place de la Concorde où s’amassaient les premiers supporteurs, quelques gamins au verbe sentant bon le « 9-3 », l’écouteraient s’enflammer à la radio et ponctueraient même son discours en ajoutant, après les mots « virtuose du football »… « et du coup de boule ! » Fin fiers.
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Mais M. et M













