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La Voix des Sports - 10/07/2006
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Un groupe de 23 uni et tourné vers le même objectif
Le bilan des Bleus
 Titulaires et remplaçants ont parfaitement cohabité. Tous ont su jouer le jeu.

Fabien Barthez (660 mn, 7 T)
Il était attendu au tournant. Préféré à Grégory Coupet, pourtant auteur d’une saison limpide avec Lyon, Barthez se devait de répondre présent et même de faire beaucoup plus. Il a rempli son contrat. Très sûr et décisif, notamment en demi-finale.

Willy Sagnol (660 mn, 7 T, 3 A)
Un pivot défensif. Le joueur du Bayern de Munich a pris une autre dimension au contact de la Coupe du monde. Fort sur l’homme, jamais pris de court, il a en outre pesé dans la vie du groupe. Ses avis tranchés face à la presse ne sont pas passés inaperçus. Sagnol, c’est un tempérament, une autorité.

Lilian Thuram (660 mn, 7 T, 1 A)
On a longtemps cru que le défenseur de la Juventus risquait de faire, comme l’on dit, le combat de trop. Lourd, emprunté dans un premier temps, à l’image finalement de l’équipe de France, il a su par la suite évoluer positivement et même crever l’écran. Contre le Brésil et le Portugal, il fut énorme.

William Gallas (660 mn, 7 T)
C’est la première fois qu’il était associé, en compétition officielle, à Thuram. L’association maintes fois souhaitée a tenu ses engagements et Gallas s’est montré à la hauteur de sa réputation. Comme à Chelsea, il fut efficace, intransigeant et sobre sur le flanc gauche de l’axe défensif. Une santé  !

Éric Abidal (450 mn, 5 T, 1 A)
Pour lui aussi, l’aventure aura été belle. L’ex-Lillois s’est non seulement imposé au poste d’arrière gauche, rejetant tous ses concurrents potentiels très loin. Mais encore a-t-il fait étalage d’une grande aisance et d’un esprit créatif remarquable. Son apport offensif fut notamment précieux.

Patrick Vieira (587 mn, 7 T, 1 A, 2 B)
Parti lentement, très lentement, celui qu’on appelait naguère « L’araignée » à cause de ses longues jambes, est monté en puissance régulièrement pour redevenir un joueur clé, tout à la fois récupérateur, rampe de lancement et même buteur contre le Togo et l’Espagne. Du vrai Vieira, quoi.

Claude Makelele (660 mn, 7 T, 1 A)
Il fut sûrement l’un des Bleus les plus réguliers. Alors que la mécanique hoquetait au début, « Make » colmatait, courait, tentait de sauver l’essentiel dans une zone de jeu cruciale où l’équipe de France affichait certaines lacunes. Même si sa relance ne fut pas toujours à la hauteur, le milieu de Chelsea afficha toujours beaucoup de sérénité.

Sylvain Wiltord (213 mn, 2 T, 5 R)
Englué dans les doutes d’une France qui navigua longtemps à vue, le Lyonnais peina à trouver ses marques. Il compensa ce manque de fluidité, pendant cette période, par une grande disponibilité. Wiltord lutta, ne donnant pas toujours à sa mission le vernis souhaité. Mais c’est lui qui offrit le ballon du 3 e but à Zidane contre l’Espagne…

Franck Ribéry (416 mn, 5 T, 1 R, 1 A, 1 B)
L’une des révélations du Mondial. Il n’y en pas eu beaucoup mais le Boulonnais en fait partie. Sans se poser de questions, Ribéry est allé droit au but, s’efforçant toujours de créer des décalages, d’ouvrir des espaces grâce à un jeu vif, en première intention. Buteur du 1-1 contre l’Espagne.

Zinedine Zidane (470 mn, 6 T, 3 A, 1 E, 3 B)
Au coeur de toutes les interrogations au début, en quête de souffle et d’idées, Zizou commença sur un mode mineur avant de faire sa mue et de redevenir le joueur d’exception qu’il est. Dès lors, son influence sur le jeu se révéla souvent déterminante. Contre le Brésil, il fut sensationnel d’aisance. Auteur de la passe décisive (sur coup franc) pour Henry.

Florent Malouda (407 mn, 6 T, 1 A)
On attendait peut-être plus de lui en matière de percussion et d’apport offensif. Mais « Flo », le Guyanais, se mit au service du collectif avec conviction et détermination, travaillant beaucoup dans l’ombre, remontant les ballons et servant aussi Henry sur la séquence décisive du penalty contre le Portugal.

Thierry Henry (626 mn, 7 T, 3 B)
Le système à une seule pointe à laquelle il n’est pas opposé puisqu’Arsenal joue aussi sur ces bases-là, l’obligea à beaucoup courir et à dépenser ainsi beaucoup d’énergie. Mais « Titi » ne se lassa jamais. Auteur de buts importants contre le Togo (le deuxième) et le Brésil. Il est à créditer d’un bon Mondial.

David Trezeguet (111 mn, 1 T, 2 R)
Il a tout de suite réclamé du temps de jeu mais ne l’a pas eu, ne jouant qu’un match complet (Togo), entrant une minute (Corée du Sud) en remplacement de Zidane et vingt minutes en finale (Italie) en remplacement de Ribéry. Joueur de surface, « Trezegol » n’entrait pas spécialement dans les plans de Domenech vu la tactique employée. En demi-teinte devant le Togo.

Mickaël Silvestre (90 mn, 1 T)
Il a bénéficié d’une seule chance, lors de la suspension d’Abidal contre le Togo. Il n’a pas su la saisir, c’est le moins que l’on puisse écrire, lors d’un match où il a été énormément bousculé et approximatif dans son couloir. Il n’a pas marqué de points pour la reconstruction à venir.

Alou Diarra (74 mn, 2 R, 1 A)
Il pouvait peut-être espérer un peu plus de temps de jeu, mais sa jeunesse et son manque d’expérience ont semblé un frein face à l’importance des débats. Le Lensois a toutefois vécu une expérience extraordinaire, et son horizon en Bleu est totalement dégagé.

Louis Saha (39 mn, 3 R, 2 A)
On l’imaginait plus souvent dans l’actualité. Mais il n’eut finalement qu’un rôle de « joker » intermittent. L’attaquant de Manchester United ne parvint jamais sur quelques bouts de matchs qu’il joua à s’exprimer.

Sidney Govou (50 mn, 4 R)
Invité de dernière minute après la blessure de Cissé, il a finalement beaucoup participé, en rentrant à de nombreuses reprises en fin de match pour soulager les milieux excentrés. Il a fait son boulot, notamment contre le Brésil, où il a effectué une excellente rentrée.

Vikash Dhorasoo (8 mn, 2 R)
Option privilégiée avant le Mondial, il a subi l’émergence de Franck Ribéry et la transformation du coaching de Domenech, qui ont poussé le sélectionneur à faire entrer des joueurs qui savent défendre plutôt que ceux qui savent accélérer.

Grégory Coupet (0 mn)
Sa « sortie de route » à Tignes aura aussi été la dernière. On ne l’a plus entendu après, ravalant son orgueil pour le bien de l’équipe.


Mickaël Landreau (0 mn)
Le troisième gardien modèle. Toujours près de Fabien Barthez, pour le soutenir, et constamment de bonne humeur. Seulement, à force de ne jamais le voir jouer à ce niveau, on doute toujours de sa capacité à y parvenir.

Pascal Chimbonda (0 mn)
Il était là pour découvrir, dans l’ombre de l’indéboulonnable Sagnol. Il a fait son boulot de remplaçant, mais il est difficile de savoir s’il connaîtra à nouveau les joies du maillot international.

Gaël Givet (0 mn)
Remplaçant modèle, il savait qu’il jouerait peu ou pas. Mais il était important de savoir qu’on pouvait compter sur sa fougue pour entrer en jeu à n’importe quel moment. Son engagement est précieux, d’autant plus à l’entraînement pour maintenir la pression sur les titulaires.

Jean-Alain Boumsong (0 mn)
Sans doute très frustré. Il a joué tous les éliminatoires et qualifié la France en l’absence d’Abidal, mais il n’a pas disputé une seule minute du Mondial. Même récente, la charnière Thuram - Gallas a évolué à une altitude qui ne lui permettait pas d’espérer.



mn pour minutes de jeu ; T pour titularisation ; A pour avertissement ; B pour but ; R pour remplacement ; E pour expulsion.


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