La Voix des Sports - 10/07/2006 |
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Des superbes stades à la vilaine langue de Cristiano Ronaldo
Tops et flops
On a aimé Les stades. –
Beaux, fonctionnels et surtout tous remplis, du premier au dernier jour, les douze sites retenus pour cette deuxième Coupe du monde allemande (la première avait eu lieu en 1974) comblèrent les amoureux de spectacles d’envergure. Une mise en scène admirable. Hormis le Gottlieb-Daimler Stadion de Stuttgart et le stade olympique de Berlin qui ont gardé leur piste d’athlétisme, les autres enceintes offraient le visage de vrais stades de football avec des tribunes proches de la pelouse.
Une mention particulière pour l’Arena Auf Schalke, à Gelsenkirchen, couvert et résolument tourné vers l’avenir, ainsi que pour l’Allianz Arena de Munich aux allures de ballon dirigeable vu de l’extérieur et surtout très agréable pour le public avec ses lignes pures et ses angles de vue magnifiques.
Le temps. – Hormis quelques petites pluies ici et là, le contexte climatique fut excessivement favorable d’un bout à l’autre de l’épreuve, permettant aux équipes de s’exprimer pleinement et dans de bonnes conditions. Pour les matchs programmés en fin d’après-midi, il fit même parfois trop chaud !
Les larmes de Sagnol. – Au coup de sifflet final de la demi-finale Portugal - France, Willy Sagnol seul dans un coin de la pelouse de Munich, versa quelques larmes alors qu’il venait de s’envelopper dans un voile bleu, blanc, rouge. Une émotion sincère et authentique.
Le « pass-train ». – Le comité d’organisation avait eu l’heureuse idée (ce n’était pas le cas en 1998 en France, pays de pointe pourtant en matière de communications) d’inclure sur la fiche d’accréditation des journalistes (près de 2 000) un « pass-train » de la Deutsche Bahn, la société de transport allemande. La presse internationale put ainsi se rendre sur tous les sites en empruntant les ICE (trains à grande vitesse conçus par Siemens) sans débourser le moindre euro et avec une souplesse d’utilisation étonnante. Belle idée.
On n’a pas aimé
Le début des Bleus. – Peu en vue et même longtemps entre deux eaux en ouverture de compétition, les Bleus offrirent alors à leur public et à celui de la Coupe du monde une image sans commune mesure avec celle qu’ils délivrèrent par la suite. Un mal pour un bien, direz-vous. Il n’empêche qu’on eût aimé voir une France plus pimpante lors du premier tour.
Oh, la vilaine langue ! – La scène est passée inaperçue. Mais elle n’honore pas son auteur, en l’occurrence l’attaquant portugais Cristiano Ronaldo qui, au début de la demi-finale opposant son équipe à la France, passa une très vilaine langue tout en lançant un regard noir à Raymond Domenech. Celui-ci venait de se lever de son banc pour interpeller le quatrième arbitre à la suite d’une bousculade quand le jeune Portugais crut bon d’agir de la sorte. Triste.












