La Voix du Nord - 03/01/2007 |
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Les médias, l’autre match que l’ACC est en train de gagner
Cambrai affronte Marseille samedi en 32e de finale de la Coupe de France. Jusqu’au jour de la rencontre, suivez l’entraîneur cambrésien, Otis N’Goma.
Depuis l’exploit des Jaune et Noir à Reims (victoire 0-1), le téléphone ne cesse de sonner du côté de Marly, où réside la famille N’Goma. Et « heureusement que ma femme Audrey est là », soupire le coach cambrésien. Sans quoi, il passerait presque ses jours et ses nuits au téléphone !
À deux, avec les enfants plus les entraînements, Audrey et Otis gèrent... Et cette « bataille » des médias, force est de constater que le couple la gère plutôt bien. « Dès qu’on a tiré Marseille, précise Otis N’Goma, j’ai tout de suite pris les choses en main ! » Dans le but de protéger ses joueurs, « qui doivent rester concentrés sur leur match ».
« Le jour du tirage au sort, à Marseille, Basile Boli m’a fait un clin d’oeil pour me signifier que j’avais très bien opéré lorsque j’ai demandé à l’ensemble de la presse de se rassembler dans un coin de la salle et, si possible, de préparer les mêmes questions... Car j’avais un train à prendre ! » Fils d’un chef de tribu au Congo et d’une maman « qui conseillaient les "pleureuses" (les veuves) », Otis N’Goma a donc le sens des opérations, de l’organisation et de la communication. Un « don » qui lui rend pas mal de service aujourd’hui...
« La gestion des médias, précise-t-il, ça n’est ni une corvée, ni une pression. Mais ça vous bouffe votre temps ! Alors, j’ai décidé de tout filtrer et de tout centraliser. » L’homme essaie ainsi et, dans la mesure du possible, de décider qui de ses joueurs donnera une interview à la presse, la télé ou la radio. Qui, et quand, aussi ! Car après « la conférence de presse qu’on compte donner jeudi à midi au stade de la Liberté à Cambrai », c’en sera fini de cette surexposition. Concentration sur « LE » match oblige.













