La Voix du Nord - 06/01/2007 |
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Ça y est, c’est le grand jour. Ce soir Cambrai affronte Marseille. Un adversaire contre lequel « tout est possible », estime le technicien cambrésien, Otis N’Goma.
Si « on vient à se faire éliminer, j’aime autant que ce soit contre Marseille » avoue Otis N’Goma. Car « ce club a une renommée internationale », une aura que l’éducateur sportif de Vieux-Condé s’est d’ailleurs empressé de jauger auprès des jeunes, sitôt le tirage de ce 32e de finale connu. « Dans l’école où j’interviens, dit-il, je me suis amusé à un faire un petit sondage. Et Marseille, c’est de loin le club le plus apprécié ! » Mais aussi respectueux soit-il de cet OM, où « a évolué mon frère Santos Muntubila en 1981 », Otis N’Goma n’envisage cependant rien d’autre que la victoire. « C’est possible » dit-il.
Son fils Cyprien, pourtant grand amateur des Olympiens, en est d’ailleurs lui aussi convaincu. « Ce soir, dans les tribunes, précise le papa, il portera le maillot jaune de l’ACC sur lequel sera inscrit le message suivant : “Supporteur de Cambrai et fan de Marseille”. Ça résume tout ! » Après avoir pris le pouls de « monsieur tout le monde », le technicien cambrésien, membre d’un groupe de réflexion sur les aspects tactiques et décisionnels en football, a consacré de nombreuses heures à scruter le jeu de l’OM. « Je suis d’abord allé voir le match contre Saint-Étienne pour les voir à vitesse réelle », dit-il. Puis il a visionné des vidéos, dont une à plusieurs reprises, celle de « Nancy - OM (2-0) ». Le tout en prenant contact avec des « superviseurs et techniciens qui ont vu à plusieurs reprises Marseille jouer cette saison ».
« Indiscipline » de l’OM
« Le problème avec cette équipe, analyse-t-il, c’est qu’elle n’a pas un jeu stéréotypé comme Lyon ou Saint-Étienne. Et c’est “l’indiscipline” de ses talents qui fait que l’OM est compliqué à jouer. Mais ce soir, on aura toute une région derrière nous. Et avec une bonne organisation, un dépassement de soi et l’esprit » peut-être les joueurs de l’ACC parviendront-ils « à amener les Marseillais à goûter la bêtise ». « Si on le fait, je ferais chanter Le P’tit Quinquin à mes joueurs ! »













