La Voix du Nord - 07/01/2007 |
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CAMBRAI - MARSEILLE
Et soudain, Djibril Cissé cassa le bonheur des Cambrésiens
Et soudain, Djibril Cissé cassa le bonheur des Cambrésiens
Un coup franc salvateur les avait ramenés à la vie face à un OM longtemps dominateur. Mais le rêve fou des Cambrésiens fut hélas de courte durée. En prolongation, Djibril Cissé retrouva soudain son flair dévastateur et tua le suspense. 2-1, 3-1, 4-1... La punition est évidemment très amère, trop amère.La bande à Otis N’Goma a pourtant de quoi être fière, même si elle démarra beaucoup trop tard.
PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.frPHOTO STÉPHANE MORTAGNE
Derrière le vernis des mots et la douceur des rêves, il y a toujours la froide réalité du terrain et cette réalité-là, les Cambrésiens, portés par leurs folles espérances mais bridés aussi en l’occurrence par le poids des enjeux, auraient sûrement bien voulu l’anesthésier, le temps pour eux de se poser. Djibril Cissé en décida autrement et avant même que le match n’ondule, l’OM avait jalonné sa route de promesses à défaut de vraies garanties, confirmant au passage une tendance positive apparue prématurément.
Mi-temps blanche pour l’ACC
D’entrée, le même Cissé avait taquiné la barre (9e), puis manqué d’un cheveu une reprise glissée (11e). Plus que des prémices de conquête, cette emprise initiale des Marseillais révélait surtout une belle cohérence dont les hommes de Otis N’Goma ne s’étaient guère accommodés. Figés, voire inhibés, ceux-ci avaient en fait trop vite offert à leurs adversaires les moyens d’exprimer leur savoir-faire, la séquence de l’ouverture du score résumant parfaitement l’orientation des débats : Taiwo qui ouvre sur Ribéry lequel centre pour la tête de Cissé (0-1, 19e).
Il fallut attendre quasiment la mi-temps pour entrevoir enfin les signes d’une révolte cambrésienne. L’enchaînement Kerrouche - Lamand était clair et assez perforant pour obliger Carrasso à intervenir (45e). Pouvait-on pour autant l’assimiler à un investissement ? Pas évident car le déséquilibre était toujours aussi criant. Les Cambrésiens essayaient mais de leurs courses ne naissait aucune rupture. Leur empreinte, diaphane, ne pesait, à vrai dire, pas bien lourd.
Pour s’extraire d’une telle gangue, il fallait une impulsion, un déclic. Lamand le provoqua. Son but, entaché d’une main (70e), fut vite effacé mais il laissa néanmoins une trace et quand Bailleul, d’un coup franc fulgurant dévié par Kerrouche au contact de Cesar, harponna Carrasso, on en mesura mieux les effets (1-1, 78e). Cambrai revivait, Cambrai était aux anges mais par deux fois Cissé eut la balle de match, seul face à son destin. Et par deux fois, il s’égara (83e, 89e)… Le coup n’était pas passé loin mais les Cambrésiens allaient quand même pouvoir goûter aux saveurs d’une prolongation. Suprême honneur dont ils n’apprécièrent hélas la portée émotionnelle que furtivement. En un éclair, l’OM – par Cissé, à deux reprises (107e, 111e) et Maoulida (114 e) – leur brisa le moral. C’était, cette fois, bien fini.t
CAMBRAI (CFA 2) - MARSEILLE : 1-4 (0-1, 1-1, 1-1).
13 446 spectateurs. Arbitre : M. Cailleux.
– Buts : Kerrouche (78e) pour Cambrai ; Cissé (19e, 107e, 111e), Maoulida (114e) pour Marseille.
Avertissements au Cambrésien Bataille (3e) et au Marseillais Cesar (86e).
– CAMBRAI : N’Gantchea ; Djezzar, Correa (Diliberto, 72e), Bailleul, Djohoré (cap. ; Delgado, 46e) ; Lamand (cap.), Gillard, Boda, Bataille (Bécart, 61e) ; Kerrouche, Faussau.
Remplaçants : Flinois (g.), Coulibaly.
Entraîneur : Otis N’Goma.
– MARSEILLE : Carrasso ; Beye (cap.), Civelli, Cesar, Taiwo ; Cana, Oruma ; Nasri (Maoulida, 78e), Pagis (Niang, 66e), Ribéry (Olembé, 113e) ; Cissé.
Remplaçants : Hamel (g), Bocaly.
Entraîneur : Albert Émon.













