La Voix des Sports - 08/01/2007 |
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Feignies est resté sur le carreau à cause de petits détails, hier après-midi, dans un complexe Didier-Eloy particulièrement rempli pour l’occasion. Montceau n’était pas un foudre de guerre, mais est reparti du Nord avec la qualification en poche. Deux coups de pied arrêtés ont suffi à son bonheur.
D’entrée, la partie était fermée. Les deux équipes étaient assez attentistes et les conditions atmosphériques ne facilitaient pas le jeu. Le vent était puissant et la pelouse se dégrada rapidement. Alors, forcément, pour enchaîner quatre passes, ça se compliquait. Sur sa première incursion dans le camp nordiste, Montceau hérita d’un coup franc intéressant, plein axe, et à l’entrée de la surface de réparation. Ben Hassine décanta la situation d’une magnifique frappe enroulée (0-1, 12e).
Les Finésiens firent alors monter la pression d’un cran, tout en faisant l’effort de construire. Ils cherchaient les ailes pour déstabiliser une défense montcellienne plutôt lourde. Côté droit, Lembadikiefu fit étalage de sa technique. Néanmoins, cela manquait de conviction dans le dernier geste. Poussé par son public, Feignies allait tout de même revenir au score, juste avant la pause. Une remise de Théry était catapultée de la tête dans les buts de Montceau par A. Brienne (1-1, 43e).
L’égalisation était logique, même si Montceau avait eu une occasion en or de prendre le large entre-temps. Un long coup franc de Chandioux passa au-dessus de la défense nordiste et Gaudin, surpris, ne put que dévier cette balle, qui fila au-dessus du but de Guinot (25e).
La seconde période débuta comme la première et Montceau se montra à nouveau très opportuniste. M. Grégoire, l’arbitre, siffla une faute sur un duel entre Traoré et Aid, côté droit. Feignies cria à l’injustice (voir ci-dessous), mais Ben Hassine s’en moqua. Devant une défense passive, il centra au millimètre. Gaudi coupa la trajectoire et surprit Guinot (1-2, 67e).
Feignies se déconcentra. M’Boua, auteur d’un superbe match, se jeta à corps perdu dans la bataille. Trop au goût de M. Grégoire, qui le pria de rejoindre les vestiaires avant ses camarades (70e).
En trois minutes, Feignies venait de sortir de son 32e de finale. Ce n’est que dans les arrêts de jeu que les Finésiens reprirent du poil de la bête. Oublié au point de penalty, Minocchi rata sa reprise de la tête (90e). Un cafouillage dans les six mètres aurait pu connaître un meilleur sort, avant qu’une reprise de Bouramoula ne rase la barre transversale (90e+2). Décidément, Feignies est vraiment passé tout près de la porte des seizièmes…













