La Voix du Nord - 01/02/2007 |
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Le LOSC ne renouera pas, cette année encore, avec son prestigieux passé en Coupe de France. Longtemps maîtres du jeu, mais incapables de concrétiser leurs occasions, les Dogues ont été sortis, hier soir en huitièmes de finale, par Nantes sur un terrible coup de massue de Keserü.PHOTOS PATRICK JAMES
Stéphane Dumont et ses partenaires en étaient déjà sûrement à regretter de devoir passer par l’épreuve des tirs au but lorsque M. Layec siffla un coup franc bien placé en faveur des Nantais. Jamais menaçants, tout au long de la rencontre, les Canaris comprirent qu’il s’agissait, sans doute, d’un joli coup de pouce du destin. Keserü, lui, ne se posa pas de questions et expédia une frappe surpuissante, qui laissa Malicki pantois.
À l’heure des bilans, les regrets seront donc certainement nombreux pour des Nordistes qui, sans faire un grand match, eurent presque sans cesse le contrôle des opérations.
Entré sur la pelouse avec une équipe très remodelée, puisque du onze de départ du dernier match à Bordeaux ne restait, au coup d’envoi, que Mathieu Debuchy et Mathieu Bodmer, le LOSC débuta, il est vrai, assez timidement la rencontre.
Makoun, Plestan, Rafael, Fauvergue ou Tafforeau à la maison ; Keita, Odemwingie, Cabaye, Chalmé et Sylva, placés sur le banc, le LOSC mit un peu de temps avant de trouver ses repères. Et comme les Nantais, en proie au doute, ne se montrèrent pas franchement plus entreprenants, il n’y eut pas grand-chose à se mettre sous la dent durant la première demi-heure.
À une frappe de Das Neves largement au dessus de la barre (25e) et une tête hors cadre de Diallo (29e), les Nordistes avaient simplement opposé un corner difficile à négocier pour Barthez et un contre mal exploité par Audel.
La première véritable opportunité faillit, toutefois, être la bonne. Sur un centre d’Obraniak, Audel fit apprécier son jeu de tête, mais, au prix d’une formidable parade, Barthez évita le pire à ses couleurs (40e).
Occasions ratées
La deuxième période fut heureusement un peu plus animée. Si les Nantais dégainèrent les premiers par Pieroni (50e) et Signorino (53e ), ce sont bien les Lillois qui se montrèrent les plus dangereux. Idéalement servi par Bastos, Audel ne put ajuster sa reprise (56e) puis Obraniak fit apprécier sa science des coups de pied arrêtés, mais il trouva le poteau de Barthez (61e).
Sur un nouveau déboulé d’Audel, le « divin chauve » détourna le ballon dans les pieds de Debuchy, mais Signorino se sacrifia pour l’empêcher de marquer (71e). Maîtres du jeu, les Lillois insistèrent avec les entrées de Keita et d’Odemwingie, mais ils ne parvinrent pas à trouver la faille.
Les vingt-deux acteurs en reprirent donc pour trente minutes supplémentaires. Malheureusement, les occasions se firent, de nouveau, très rares, avec juste une frappe de Rossi pas assez appuyée d’un côté (102e) et une d’Obraniak, dans le petit filet, de l’autre. Pas vraiment de quoi se régaler, même si quelques arabesques de Kader Keita, à déguster avec autant de plaisir que de bonnes galettes bretonnes, firent passer des frissons dans le dos du public de La Beaujoire.
La séance des tirs au but semblait inéluctable. Et il y eut ce fameux coup franc de Keserü (1-0, 120e). Terrible !













