L'actualité sportive :
du :
 
La Voix des Sports - 19/11/2007
Imprimer l'article
Jean-Pierre Fontaine : « On n’ira pas à Calais en victime »
Coupe de France (7e tour)

 Jean-Pierre Fontaine, président depuis juin dernier. Jean-pierre FONTAINE, président de l’AS Berck, cendrillon régional de la Coupe de France, jouera à Calais samedi soir un septième tour. Entretien.


– A Paris, à l’annonce du tirage, vous avez explosé de joie.
« Oui, on était là dans une ambiance feutrée, où personne n’osait rien dire. Puis, Berck a tiré Calais. Je n’ai pas pu me contrôler. »


– Vous espériez une belle fête. Finalement, vous jouerez à Calais. Déçu ?
« Forcément. Surtout qu’avec la ville, on a tout fait pour répondre aux exigences de la fédération : un service de soins avec cinq pompiers et une infirmière, une guérite pour le délégué, des placiers, 400 mètres de barrière, des tables de massage… Et on a été recalé. C’est comme si on vous disait que pour vendre votre maison, il faut repeindre le pignon en rouge. Vous le repeignez ; et finalement on vous dit que vous ne pouvez quand même pas la vendre. »

 

– La tâche s’annonçait difficile. Sur la pelouse de Calais, est-ce que ça ne la rend pas impossible ?
« Il ne faut pas être ridicule. Maintenant, si on prend une valise, on prend une valise. Mais bon, j’estime que lorsqu’on entre sur un terrain, c’est pour gagner. On ne se déplacera pas à Calais en victime. En 2000, lorsque les Calaisiens ont joué contre Bordeaux, ils ne se sont pas posé de questions. »

 

– Pourquoi Berck peine-t-il en championnat alors qu’il brille en Coupe de France ?
« On manque de chance. On a eu beaucoup de blessés aussi. Je pense qu’on va relever la tête. Il le faut. Maintenant, c’est vrai que la Coupe accapare un peu les esprits au détriment des résultats en championnat. »

 

– Vous êtes devenu président en juin. Est-ce que cette aventure n’arrive pas trop tôt ?
« Au contraire, c’est génial pour moi. C’est dans ces moments-là qu’on évalue les forces vives du club, qu’on voit sur qui on peut compter.
Par ailleurs, ça permet de régler un tas de problèmes tout de suite. Cette histoire d’homologation, il faut s’y atteler immédiatement, afin d’être prêt si, un jour, par bonheur, on arrive de nouveau à ce stade de la compétition. »

 

– Qu’est-ce qui manque à Berck pour gravir un ou deux échelons dans la hiérarchie régionale ?
« Un peu de tout, des forces vives, des moyens un peu plus conséquents. A terme, j’aimerais que la ville et le club se fixent un contrat d’objectifs. Je pense qu’on peut viser de jouer au plus haut niveau régional. »

Valéry DUHAUT

Nos autres sites :